lundi 2 février 2009

Un coup de chapeau !

Saluons en ces pages l'acte de bravoure que viennent d'accomplir messieurs PierreN et Geoboss21, et qu'une photo décrira bien mieux qu'un long discours de ma part :

C'est en plein coeur de Paris, et même au sein d'une des plus importantes institutions françaises, à savoir l'Université de Paris X, que nos deux intrépides bourguignons ont frappé. Là même ou se forme l'élite intellectuelle de cette pseudo-nation, le mot, le fameux mot, a été lancé à la face du pouvoir. Avec leur témérité ils renouvellent une tradition bourguignonne déjà séculaire : la propagande au coeur même de Paris et au sein des universités. Jean sans Peur lui-même, lors de la guerre entre les Armagnacs et les Bourguignons n'eut pas recours à d'autres méthodes que celle-ci, il paya des étudiants pour les rallier à sa cause et les couloirs des facultés parisiennes ne résonnaient que du cri de "Vive le duc de Bourgogne !".

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, quand ces mots s'afficheront sur tous les murs et sur tous les tableaux de Bourgogne et de France, alors celle-ci sera obligée de se ranger à l'évidence : la Bourgogne doit regagner sa liberté ! Par conséquent nous ne saurions que trop encourager la multiplication d'actions du même type, et gloire à tous ceux qui auront le courage de s'y livrer.

En outre leur coup d'éclat m'a donné une brillante idée dont je vous livrerai la teneur très prochainement.

samedi 24 janvier 2009

Le MLB contre l'administration française.

S'il est une formalité répugnante à laquelle doit se plier un Bourguignon, c'est bien celle qui consiste à demander l'obtention de papiers d'identité.

Quoi ?
Moi ?
Charles le Téméraire ?
Revendiquer l'identité française !


Cette simple idée provoquait en moi les colères les plus noires dont ma compagne fit plusieurs fois les frais (Dieu merci, même pochés, ses yeux restent tout à fait hypnotisants
¹). Pendant longtemps je refusais de me plier à cet atroce diktat et je vivais fièrement sans ces odieux papiers, semblable à un clandestin dans ma propre patrie. Et puis dernièrement, à ma plus grande stupéfaction, j'appris que la possession de ces papiers constituait une obligation lorsqu'un policier vous interpelle tandis qu'ivre mort, vous vomissez votre vodka sur un monument aux morts² (ô que le joug de ces reitres abstèmes est pesant !). Lorsque j'assénais à ces deux argousins que je n'avais pas de papiers pour la simple et bonne raison je que je n'étais pas français mais bourguignon, ces deux ruffians ne trouvèrent rien de mieux que de m'emmener en cellule de dégrisement, ou je dois le dire, et contre toute attente, je dormis merveilleusement bien, bercé par les moelleux somnifères de l'alcool. Lorsque le lendemain je répétais à mes geôlier que je n'étais pas plus français que brésilien ou kirghiz, il fallut voir la tête que ces rustauds tirèrent. Ils ne m'enjoignirent pas moins à posséder des papiers dans les plus brefs délais.

La mairie de Semur, bastion de l'occupant.

Alors, à l'encontre le plus brutal de ma volonté, je dus me résoudre à demander ce méprisable morceau de plastique que l'on appelle une carte d'identité. Je me rendis donc le jour suivant dans la Komandantur de ma ville (Komandantur, c'est ainsi que l'on nommait l'administration d'occupation pendant la guerre, c'est ainsi que je continue de la nommer. Le mot employé par la France est « mairie », mais le jour n'est pas encore venu ou l'on m'entendra prononcer de mot). L'entretien avec la secrétaire commença sous les meilleurs auspices. En effet lorsque je lui glissai que je ne demandais ces papiers que malgré moi et que je n'étais en rien français mais bien bourguignon elle pouffa doucement, ce que j'interprétai comme un signe évident d'approbation, et je crus que mon charme ne la laissai pas indifférent. La suite fût moins plaisante.

« _ Quoi il vous faut une photographie en plus ! Mais c'est un scandale ! ».

Mes cris furent sans effet sur sa rigidité toute bureaucratique. Puis quand on exigea de moi la marque de mes empreintes digitales mes cris se changèrent en hurlements, eux mêmes bientôt mués en vociférations. Je crus un instant me trouver en présence d'un complot visant à m'identifier comme étant le meneur de la Bourgogne Libre, mais j'appris, de la bouche des personnes qui attendaient impatiemment derrière moi et qui me priaient avec quelque impolitesse de faire preuve d'un peu plus de célérité et de cesser au plus vite mon tapage, que cette formalité était la même pour tous . J'obtempérais donc, maudissant plus que jamais en moi-même l'occupation française. Puis la secrétaire, dont mes bruyantes protestations avaient changé l'accort sourire en une moue des plus maussades, me tendit un formulaire à remplir.

Le jour viendra où nous ferons un magnifique autodafé de toute cette paperasserie écoeurante !

Alors avec ce formulaire je tins ma revanche. Il m'était en effet demandé d'indiquer ma taille, alors, n'écoutant que mon courage et mon mépris des institutions françaises, sous le regard amorphe de la garde chiourme qui servait de secrétaire, et riant sous cape de ma prodigieuse ingéniosité : je n'hésitai pas à m'affubler de trois centimètres supplémenaires. Le coup fût si génial que personne ne prit la peine de vérifier la chose et je partis en toute impunité.


Ô certes je lis par avance les commentaires des esprits sceptiques à qui l'étonnante portée de cet acte, pourtant évidente, restera absconse. En voici l'explication : en indiquant une taille qui n'est pas la mienne je cessais instantément d'être la personne que cette carte était censée identifier. Cette carte d'identité devenait celle d'une personne portant mon nom, né le même jour et au même emplacement que moi et possèdant les mêmes empreintes digitales mais (et tout est là!) d'une taille différente de la mienne ! Il ne peut donc pas s'agir de moi ! Ainsi cette carte n'est plus un papier d'identité mais une sorte de sauf conduit qui me permet de circuler en Bourgogne occuppée.
J'invite donc tous les Bourguignons Libres qui auraient à refaire leurs papiers d'identité à mentir sur leur taille pour exprimer ainsi leur rejet symbolique de l'indentité française et marquer leur appartenance à l'identité bourguignonne.


1. Que ceux que la violence faite aux femmes répugne se rassurent, non seulement ses jours ne sont pas en danger, mais que croyez-vous que la bougresse me cria lorsque je l'eus molestée de toutes mes forces ? « Encore Charles ! Frappe moi encore ! ». Ah ces Dijonnaises...

2. Non ce ne sont pas nos anciens combattants que je visais par mes violents jets gastriques, mais bien la statue de marianne qui trônait au dessus de ces noms, comme un bourreau jonglant triomphalement avec les têtes de ses victimes.

mardi 20 janvier 2009

Juste un mot

Juste un petit mot en passant pour vous signaler que mon adresse email ne sera bientôt plus valable, aussi, pour tous ceux (et ils sont nombreux) qui désirent m'écrire, il faudra à présent passer par cette adresse :
charles_le_temeraire@hotmail.fr

J'en ai profité pour changer de pseudonyme, puisque vercingetorix@hotmail.fr était déjà occupé. Du reste je trouve plus cohérent de m'appeler Charles le Téméraire, et puis un vrai résistant doit savoir changer plusieurs fois de pseudonymes pour ne pas se faire repérer par l'occupant : Jean Moulin lui-même est bien passé de Rex à Max.

J'en profite également pour vous signaler la naissance d'un nouveau blog d'indépendantistes bourguignons, situés en Saone et Loire :

http://jeunebourgogne.hautetfort.com/

Bien sûr nous savons tous que la division est le fléau de tous les mouvements indépendantistes, mais gageons que nous aurons la sagesse d'éviter cet écueil.

lundi 12 janvier 2009

Un réveillon bien bourguignon !

Ah le réveillon du jour de l'an !
Je ne sais pas vous, mais moi, chaque année c'est avec fébrilité que j'attends ce jour béni des alcooliques et des poivrauds (auxquels je me flatte de faire partie). Je ne connais guère de fêtes aussi joyeuses, conviviales, débridées et bon enfant que celle-ci.
Béni sois-tu Sylvestre, toi le plus bachique de tous les saints !

Saint Sylvestre ressuscite un mort. Est-ce une métaphore de la guérison de la gueule de bois ?


Cette année pourtant, cette fête tant prisée par mon cirrhotique petit foie, ne s'annonçait pas sous les des meilleurs auspices. Nous étions déjà à la mi-décembre et pas l'ombre d'une invitation ne m'était encore parvenue. L'idée de passer un 31 décembre seul et sobre me plongeait dans des abîmes de désolation.

Puis, finalement, un ami vint me proposer de l'accompagner à Berlin.

Ach Berlin !
Wunderbar !
Zer gut Berlin !
Tudesque capitale chère à mon coeur !

Je ne vous cacherai pas combien j'aime cette ville, son architecture en ruines, ses rues immenses, sa lourdeur si massivement teutonne, ses bières à 50 centimes et ses kebabs à 2 euros...
C'est à Berlin même que je fis sans remords le définitif abandon de mon innocence en compagnie d'une jeune danoise qui eut aisément fait passer l'Etna pour le plus polaires des glaciers.
Ach ! Que de fougueux souvenirs me reviennent en mémoire et font glisser dans mon échine le plus ardent des frissons !
Aussi ce n'est pas sans enthousiasme que j'acceptai cette proposition qui me promettait le lot de soûlographie et de salacité dont j'ai fait les principaux objectifs de mon existence.
J'étais déjà en train de brosser ma vieille culotte de peau et de briquer mon casque à pointe pour me préparer à ce voyage (j'aime flatter les cultures locales quand je me rends dans un pays étranger, y compris les plus ridicules d'entre elles) quand un second ami me fit une contre-proposition pour le réveillon : passer le 31 décembre à Besançon.




Besançon !
Mirifique chef lieu de la Franche-Comté !
Sublime préfecture du Doubs !
Prodigieuse Babylone du département 25 !
Glorieuse cité bourguignonne qui maintint si longtemps au sommet de ses remparts la croix de Saint André, prenant le relais de l'âpre lutte de Charles le Téméraire contre les Français !
Berlin dès lors ne fût plus qu'un vaporeux souvenir. Adieu Beck, Wurt, choucroutes et svastikas !

Mon réveillon dès lors ne fût qu'un rêve. Nous passâmes la première partie de la soirée chez des amis qui inondèrent nos oesophages d'un torrent de boissons des plus capiteuses, puis nous allâmes en titubant dans les charmantes rues grises, comme marbrées, de la capitale du comté de Bourgogne.
Alors, au milieu de tous ces gens si gais, si affables, qui nous invitaient (ou chez qui nous nous invitions) à boire un verre, devant ces femmes avinées qui nous offraient si généreusement leurs lèvres où nous goûtions l'amour le soudain empire de ses frissons, dans ces instants de débauche généralisée, au sein de cette foule franche et généreuse, je n'hésite pas à dire que l'espace d'une soirée, je retrouvais enfin le souvenir si grisant de cette Bourgogne Libre qui forme le sens profond de notre combat.


La suite serait trop indécente pour être racontée dans ces lignes, qu'on sache seulement que la pratique ancestrale du piétinement abdominal n'a pas été abandonné par les femmes bisontines.
Ah Bisontines... Trois petits points ne sont pas de trop pour voiler toute votre délicieuse impudeur...

Enfin, tandis que le soleil commençait déjà à pointer le bout de ses rayons derrière les vertes collines du Jura, il nous fallut rentrer. Alors tandis que mon ami vomissait son rhum dans le canniveau et tandis que deux miens camarades me traînaient par les pieds le long des trottoirs de la ville, nous aperçumes un jeune franc-comtois, au teint hâlé, qui s'écriait, tout en faisant jongler son couteau d'une main à l'autre : "Je fais la nique à la France !" (il ne le dit pas exactement en ces termes mais le respect de la courtoisie m'oblige à modifier très légèrement ses paroles). Et par ses hurlements, ce jeune homme nous prouva bien que Besançon avait bien su conserver son esprit bourguignon et son âme frondeuse et insoumise à la France.



Voilà, on me pardonnera j'espère de n'avoir parlé que de moi dans ces lignes, mais il y a je crois dans cette petite anedcote un petit parfum de Bourgogne Libre que je voulais partager avec vous.

Très bonne année 2009 à tous les Bourguignons Libres !

jeudi 25 décembre 2008

Joyeux Noël à tous !

Le Mouvement de Libération de la Bourgogne vous souhaite à tous d'excellentes fêtes.
Je sais que je n'ai pas été très actif au cours de ces derniers jours mais malheureusement mon travail risque de me retenir encore tout le mois de janvier, toutefois si je trouve le temps je vous réserve une petite surprise pour les jours qui viennent.
En attendant en guise d'étrenne voici un petit texte de Bernard de la Monnoye, le plus grand écrivain en langue bourguignonne, sur lequel je ne m'étenderai pas car je dois aller dormir pour cuver tout le vin que j'ai ingurgité au cours de ce repas de Noël (Dieu quelle bombance ! Mon pauvre petit foie risque d'en porter longuement les séquelles, mais pour paraphraser Baudelaire je dirais : qu'est-ce que la douleur atroce d'une cirrhose mortelle pour quiconque a connu l'infinie jouissance d'une grosse cuitasse ?). Il s'agit d'un petit texte érotique qui est je crois inédit (du reste toute son oeuvre est presque introuvable aujourd'hui et les érudits comme moi en sont réduits à fouiner sur internet pour trouver ces quelques textes pourtant charmants et où l'on retrouve toute la Bourgogne) :


Lorsque vous vous levez mignonne
Je ne sais quoi dans ma personne
Voudrait parler en ce moment
Et s'il disait ce qu'il médite
Il vous dirait objet charmant :
"Vous vous levez je vous imite."

Ou encore :

Au jeune époux d'une jolie femme.

Tirsis, on vous croirait boiteux,
Vous n'allez plus que d'une fesse ;
Mais, cher ami, cette faiblesse
Ne doit pas vous rendre honteux :

Ainsi Jacob après la lutte,
Et ayant fait mainte culbute,
Allait, dit-on, tout de côté.
Cet accident n'a rien d'étrange :
Comme lui vous avez lutté
Toute la nuit avec un ange.


Et encore :

Cette énigme a beaucoup d'attraits :
Le fond en est obscur, et chacun s'imagine
Qu'on ne le saura pas si l'on ne le devine ,
Car l'auteur n'en parle jamais.

« Je lui fis cette réponse : »

ll ne le dit jamais... tout doux,
Son mystère nul ne le voit
Mais parfois on y passe ou on s'y noie
Car son secret tient dans un trou
Où Platon sut philosopher
Quand je m'y rends je fais boiter.


Et pour finir, de circonstance, l'un de ses fameux Noëls, ses textes les plus fameux :

Lucifar

N'a pas si gran clar

Qu'on panseroo.
El a si béte qu'ai croyoo

Que Dei varoo
An grant èproo (apprêl ) ;

Qu'ai poteroo

Et l'or et lai soo ;
Que le moindre roo ( rôti)

Qui vireroo (tournerait)

Su sé lochefroo ( lèchefrite )
Serô dé geleignôte dé boo.

(B. De La Monnoye. )

Bernard de la Monnoye et le M.L.B. souhaitent un Joyeux Noël à tous les Bourguignons Libres!


dimanche 23 novembre 2008

Fermeture de l'usine Amora de Dijon

Il est long et répugnant le cortège des turpitudes que la France a infligé à la Bourgogne pour l'asservir sous le joug de son insignifiance. Nous avions subi le pire : le château de Dijon où furent emprisonnés et torturés tant de nos compatriotes, les impôts excessifs, les famines organisées, l'oubli programmé de notre culture et même la suprême humiliation de se voir désignés du nom mille fois abhorré de "français". Et bien il faut croire que ces traitements barbares étaient encore trop doux aux yeux chassieux de nos navrants bourreaux, à présent c'est avec le dernier vestige de l'identité bourguignonne qu'il fallait en finir: j'ai nommé la moutarde !

Oui car qu'est-ce que la moutarde sinon un parfait symbole de l'âme immortelle de la Bourgogne concentré en pot de 440 grammes ?
Souvenons-nous que c'est Philippe le Hardi lui-même qui érigea ce succulent condiment en l'emblème de la Bourgogne, en inscrivant sur sa bannière après une épuisante campagne militaire "moult me tarde", qui devint la devise de la ville. Tabourot des Accords y voit même l'origine du mot moutarde, mais naturellement il se trouve encore de séniles étymologistes français pour contester cette version (oh les fats). Mais devant les évidences les plus inébranlables même la mauvaise foi des lécheurs d'huîtres qui nous servent de voisins doit baisser pavillon et Jehan Millot écrivit au XIV° siècle : « Il n'est moustarde que à Dijon ».
Cet assaisonnement exquis fit le délice de tous nos ducs : qui n'a pas en mémoire le fameux banquet de Rouvres donné en 1336 par Eudes de Bourgogne où l'on se gava de moutarde pendant près de 20 heures (ah on savait rigoler à l'époque !) ?
Les rois de France eux-mêmes nous jalousaient ce séraphique nectar, Alexandre Dumas affirme d'ailleurs que Louis XI (ce gros tas de bran), ne partait jamais en campagne sans son pot de moutarde. Quant à Louis XIV, pour justifier sa pompeuse qualification de roi Soleil il aimait à s'enduire le corps de moutarde dijonnaise (comme on le comprend, est-il de plaisir plus délicat dans cette existence souvent ingrate ?).



Les moutardiers du XIV° siècle n'avaient-ils pas l'air d'être de sacrés loustics ?

La moutarde contient à elle seule tous les éléments essentiels de l'âme bourguignonne, elle est savoureuse, piquante, jaune, onctueuse, elle peut brûler les parois nasales (passion ô combien bourguignonne), elle est liée aux plaisirs de la table et contient du vin dans sa composition, ce qui la relie à nos deux plus grandes passions : l'alcool et la nourriture. On lui connait également des vertus médicinales avec ses propriétés digestives et antiseptiques, enfin les plus grands connaisseurs de cette sauce prodigieuse n'ignorent pas qu'elle constitue un lubrifiant d'une redoutable efficacité (ce n'est pas mon actuelle compagne qui me contredira hehe).

Tout ceci nous montre bien qu'avec la fermeture de l'usine Amora de Dijon, c'est avec l'âme bourguignonne que la France veut en finir. En coupant la fabrication de moutarde de ses racines dijonnaises c'est l'Histoire qu'on nie et c'est notre culture qu'on bafoue !



Or que vont faire les autorités face à cela ? l'Etat français compte-t-il agir ? HAHA ! Je n'hésite pas à affubler ceux qui se vautrent dans la fange d'une telle hypothèse du nom encore trop élogieux d'andouilles ineptes. Et François Rebsamen ? Il est trop occupé à défendre sa place dans un parti bien français et en pleine débandade. Du reste, voudrait-il agir qu'il n'en n'aurait pas les moyens.

Cette catastrophe qui va lourdement contribuer à la banalisation de la ville de Dijon ne pourrait se résoudre qu'à une condition, une seule : la Libération de la Bourgogne. Alors et seulement alors nous pourrions nationaliser cette usine, au nom de nos intérêts collectifs et de la défense de notre patrimoine.

Pour sauver la moutarde de Dijon : vive l'indépendance de la Bourgogne !

mardi 11 novembre 2008

Qui casse paye

En ce 11 novembre 2008, jour de deuil et de congé, on parle beaucoup des ravages de la guerre, on évoque non sans raison les millions de soldats morts sur ces charniers sans cesse réapprovisionnés qu'on appelle le champ d'honneur, on commémore les grandes batailles qui ont couté si cher en vies humaines et c'est très bien comme ça.
Seulement, s'il est bien légitime de penser aux morts, qui se soucie des destructions symboliques engendrées par la guerre ?
Qui, en ce 11 novembre 2008, 90 ans après la fin de la 1ere Guerre Mondiale, a une pensée pour le poète pornographe Alexis Piron ?

Personne ?

Et bien si !

Moi !

Et je le fais savoir à Gordon Brown !

La preuve :



ps : Finalement après "your gesture" j'ai ajouté : "and all Burgundy too". J'espère que monsieur Brown y sera sensible.


Discover The Stranglers!