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samedi 9 avril 2022

Corse, Bretagne... Bourgogne ?

Depuis le mois de mars, suite à la fatale agression subie par Yvan Colonna, de nombreuses émeutes ont éclaté en Corse, et ces émeutes ont amené le gouvernement français à négocier, avec les élus corses, l'autonomie de l'île.

Suite à cela, les Bretons leur ont emboité le pas, et leur conseil régional a voté, lui aussi, à la majorité, une demande d'autonomie. 

Ainsi, c'est tout un printemps des peuples qui se lève aujourd'hui en France, et après les Corses et les Bretons, il est grand temps que les Bourguignons, à leur tour, se lèvent pour demander les libertés qu'ils espèrent depuis des siècles.

Telle est la demande que j'ai adressée aux élus du conseil régional. 

Espérons qu'ils y apportent promptement une réponse favorable et que l'autonomie de la Bourgogne soit votée au plus tôt.

Les Bourguignons aussi ont droit à leur autonomie !


 Le texte (adressé à madame Dufay) :


Madame,


L’histoire semble accélérer son cours et il est grand temps, pour l’escargot de Bourgogne, de jaillir de sa coquille et de glisser comme un bolide sur la bave du présent pour filer allégrement vers un avenir radieux !   

Comme tout le monde l’a observé, après les différents évènements qui se sont produits ces dernières semaines en Corse, des négociations ont été entamés entre le gouvernement français et les élus corses afin d'accorder à cette île une plus grande autonomie.

Nous apprenons aujourd’hui que le conseil régional de Bretagne leur a enfilé le pas, et qu’il a voté à son tour, à la majorité, une demande de négociation avec l’Etat français pour réclamer lui aussi son autonomie.  

Ainsi, les Corses et les Bretons se sont levés d’un même élan pour exiger de plus grandes responsabilités.

Il est grand temps que les Bourguignons se lèvent à leur tour !

Lorsque les ducs étaient autrefois sacrés en la cathédrale Saint-Bénigne, leur premier geste était de placer à leur doigt l’anneau ducal et de jurer solennellement qu’ils protégeraient les libertés bourguignonnes.

Vous êtes leur héritière, c’est à vous, aujourd’hui qu’il incombe de défendre ces libertés.

C’est pourquoi je vous demande très humblement, au nom de tous les Bourguignons, de bien vouloir voter au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, une demande d’autonomie.

Le peuple bourguignon compte sur vous et je suis persuadé que vous saurez répondre bourguignonnement à sa demande.

Dans l’attente de votre vote, je vous prie de croire, madame, à  l’assurance de mes salutations les plus bourguignonnes.

Bien bourguignonnement vôtre,

lundi 20 septembre 2021

Vive Bourgogne !

Vive Bourgogne ! Telle est ma devise, et tel est le titre de mon dernier livre : Vive Bourgogne, Histoire de la très illustre et refulgente maison de Bourgogne, publié chez Z'est éditions.

Les rois burgondes, les guerres normandes, la naissance du duché, les premiers ducs, la bataille de Roosebeke, le sacre du Hardi, la construction de Champmol, la prise de Paris, l'assassinat du sans Peur, le banquet du Faisan, l'ordre de la Toison d'Or, les guerres de Hollande, du saint Empire, de Suisse, la malemort du Téméraire, les batailles de Cravant, de Monthléry, de Morat, de Nancy, de Pavie, vie des duchesses et le baptême de Charles Quint....

Toute la prestigieuse histoire de la refulgente maison Bourgogne est relatée dans cet ouvrage. 

Vive Bourgogne ! Vive Bourgogne ! 




mardi 16 mars 2021

Réveille-toi Bourgogne ! (les indépendantistes bourguignons au fil des âges)

Le 16 juin 2009, le MLB publiait son manifeste par lequel il réclamait, sans autre forme de procès, la libération immédiate de la Bourgogne. 

Cet appel ne fut hélas, pas entendu par le gouvernement français, mais il fut un soulagement pour tous les Bourguignons Libres. 

Il provoqua également la surprise de quelques personnes peu averties de l'histoire du pays. 

En effet, loin d'être un appel isolé, ce cri poussé en faveur de la liberté de la Bourgogne n'était rien de plus que l'écho d'une revendication qui résonne, de siècle en siècle, depuis 1477 déjà (peut-être serait-il temps d'y répondre enfin favorablement, M. Macron, ne pensez-vous pas ?

Déjà, en l'an 1478, toute la région s'était révoltée contre l'occupation française. Auxonne, Semur, Beaune s'étaient soulevés, les armes à la main, pour reprendre leur indépendance. A Dijon,  ce fut le grand mouvement de la Mutemaque, qui fut mené au cri de "Vive la duchesse Marie !", et il s'en fallut de peu que la Bourgogne retrouvât alors sa liberté.

Cette histoire est connue. Mais ce que l'on sait moins, c'est que plus récemment, en 1960 ! cette même revendication fut portée par un petit groupe appelé "Gouvernement Provisoire du Grand Duché d'Occident". En effet, à la faveur de la politique de décolonisation menée par Charles de Gaulle, le GPGDO adressa un message clair au président de la République, afin que la Bourgogne puisse, elle aussi, bénéficier de la même indépendance que le Sénégal, la Guinée ou le Gabon. 

Les Mandubiens en seraient-ils moins dignes que les Malinkés ?

Ce sont les archives de Côte d'Or qui ont exhumé de l'oubli cette intéressante page de l'histoire de l'indépendantisme burgonde, avec ce précieux  document dont je vous laisse savourer la teneur :

 
Oui, en 1478 comme en 1960, en 1525 comme en 2009, c'est toujours ce même désir de liberté qui anime les Bourguignons !
Aussi,en 2021, continuons à pousser ce même cri, continuons de répéter, continuons de hurler : Réveille toi Bourgogne !
Et honneur au Gouvernement Provisoire du Grand Duché d'Occident !


jeudi 10 décembre 2020

Les dernières décisions du président Donald Trump

 Le président Donald Trump va bientôt devoir quitter la Maison Blanche.

Dans quelques semaines, il devra céder la place à son successeur, le démocrate Joe Biden.

Pourtant, le président Trump n'entend pas rester inactif pendant ces derniers jours, et voilà qu'à la surprise générale, il vient de reconnaître la souveraineté du Maroc sur la Sahara Occidental. 

Voici plus de 40 ans que ce territoire est disputé par le Maroc et par la République arabe sahraouie démocratique. Et voici qu'en une seule décision, la question semble tranchée.

Nous lançons donc un appel au président Trump. S'il a pu trancher ce débat, vieux de plus de quatre décennies, il devrait sans problème pouvoir trancher une question plus ancienne, qui remonte à 1477 : celle de l'indépendance de la Bourgogne.

Nous n'avons donc pas hésité à lui soumettre la question :

 

Nous connaissons sa réactivité. Gageons que le problème sera bientôt réglé !

lundi 7 septembre 2020

Un nouveau MLB ?


 Je revenais l'autre jour de retour de voyage, et je me trouvais tout à la fois contraint de traverser la capitale française et pressé la quitter au plus vite.

Afin de regagner la Bourgogne le plus rapidement possible, je me dirigeai donc vers la gare de Bercy (interminablement renommée Gare de Bercy-Bourgogne-Pays d'Auvergne). 

Arrivé là-bas, quelle ne fut pas ma stupeur de découvrir la chose suivante :



La croix de Saint-André avait été apposée par des patriotes bourguignons sur le panneau d'accueil de la gare !

Quel plaisir de retrouver ce symbole sur cet autocollant... Mon cœur frémit de joir à cette vison, et déjà je me sentais moins seul, à Paris, et plus proche que jamais de la Bourgogne.

Or, et c'est là que cela devient intéressant, en observant cet autocollant de plus près, je m'aperçus qu'il ne comportait pas la mention du MLB. C'était une simple Croix de Saint-André sur fond blanc, sans rien plus.

Qu'est-ce à dire ? Qu'y a-t-il là d'extraordinaire ? Et bien c'est simple, je m'en vais vous l'apprendre. C'est que le Mouvement de Libération de la Bourgogne n'a jamais édité des autocollants de ce type. Jamais. Tous nos autocollants portent la mention "Bourgogne Libre". Celà signifie donc qu'un autre groupe de patriotes bourguignons s'est mis en action. 

Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Où agissent-ils ?

Nous l'ignorons.

Qu'ils sachent en tous cas que nous saluons fraternellement leur action et que nous l'acclamons. Plus les mouvements de libération de la Bourgogne seront nombreux et plus vite la Bourgogne sera libre. Gloire à ces anonymes ! Gloire aux Bourguignons libres !

Quant à ceux qui voudraient se procurer des autocollants du MLB, qu'ils n'hésitent pas à nous écrire, nous leur en enverrons avec plaisir afin que nos couleurs soient partout arborées.


jeudi 23 janvier 2020

Un message de libération diffusé sur les ondes

Si d'aucuns se souviennent peut-être de l'appel du 18 juin, lancé furtivement en l'an 1940 sur une petite radio britannique, personne, sans doute, ne pourra oublier l'appel du 22 janvier, lancé à grands fracas sur la plus grande chaîne de télé bourguignonne : France 3 régional (appelé à devenir Bourgogne 3 national) !

Ce jour-là, aux alentours de 12h16, les bareuzais de la cote comme les métayers de l'Auxois, ont pu entendre, médusés, le message de libération qui leur était adressé.

Un immense espoir a envahi le cœur de tous les Bourguignons aussi assoiffés de liberté qu'ils le sont de Montrachet.

"CharRrles eul' Témérair' est d'reutourr' !"s'est-on exclamé, partout en Bourgogne.

hé bien oui, il est de retour dans nos âmes, et son duché est prêt à renaître, et ce reportage en marque les prémices :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/emissions/jt-1213-bourgogne?fbclid=IwAR05yRtViTvZfKuPEznOS-3ZLLb5e0MhQULsfMgJMtCrjqmF9nWKsanSB0E



 "Le destin de la Bourgogne est d'être libre et indépendante".
Ces mots de feu ont été prononcés devant des millions de Bourguignons.
Qui pourra maintenant les empêcher de se réaliser ?

mardi 11 septembre 2018

Semur-en-Auxois

Les charmes de la Bourgogne....
Puisque nous ne pouvons nous lasser de les contempler, je vous propose une petite visite de Semur-en-Auxois, agrémentée de quelques extraits de mon livre sur l'Auxois et d'un peu de musique.

Bonne ballade !


jeudi 14 septembre 2017

La Bourgogne Libre fait la une !

Le MLB fait une fois de plus parler de lui dans les grands médias, preuve s'il en est qu'il s'est imposé comme le mouvement politique de l'avenir en Bourgogne ! Cette fois, c'est le magasine Society qui lui consacre carrément sa une (ou plutôt le petit coin en bas à droite de sa une pour être précis) :



Dans son article, le journaliste (français) a évidemment minimisé le caractère révolutionnaire de notre mouvement. Néanmoins, il en ressort tout de même une certaine bonhomie qui ne devrait pas manquer de faire comprendre ce qu'est l'esprit bourguignon.
Le journal est disponible en kiosque pendant 15 jours, n'hésitez pas à vous le procurer !

dimanche 27 août 2017

A la découverte de l'Auxois

Aujourd'hui, le MLB vous emmène faire une petite promenade en Auxois.
Suivez le guide !

lundi 29 mai 2017

La Bourgogne Libre à l'assaut de Paris !

Au XVe siècle, tout le monde s'en souvient encore, la France était divisée en deux factions rivales : les Armagnacs et les Bourguignons.
A cette époque, presque tous le peuple de Paris était favorable au duc Jean sans Peur. Chacune de ses entrées dans la capitale était acclamée par des foules enthousiastes. L'université elle-même était remplie de partisans des Bourguignons et la croix de Saint-André était le symbole favori de la jeunesse. 

Si la Bourgogne veut retrouver sa liberté, c'est donc aussi à Paris que le combat doit être mené. L'histoire était catégorique à ce sujet.
Voilà pourquoi, je décidai de prendre la tête d'une expédition de Bourguignons libres pour rallier la capitale de la France à notre cause... avant de la soumettre, évidemment.

Nous nous mîmes donc en route un beau matin, le cœur léger, en sifflotant, prêts à envahir la France, ni plus, ni moins.

Sur le chemin qui nous conduisait en Ile-de-France, après avoir dépassé Montereau, à qui nous avions déjà fait un sort, nous fîmes une halte dans la charmante bourgade de Moret-sur-Loing. Son entrée était gardée par une grande porte fortifiée que les habitants avait appelée "Porte de Bourgogne", car elle devait servir à repousser les envahisseurs bourguignons.
Une telle insolence méritait son châtiment ! 
La sanction ne se fit pas attendre.
J'apposais aussitôt les couleurs de la Bourgogne devant cette porte de Bourgogne, pour bien lui signifier qu'une simple porte n’arrêterait jamais les Bourguignons !



Le message était clair : Moret n'avait plus qu'à s'écraser devant notre panache ! 

Mais Moret n'était qu'une étape. 
 Nous repartîmes vers notre objectif, plus déterminés que jamais.
Quelques kilomètres plus loin, après avoir longé les cours du Loing, nous parvînmes  jusqu'à la Seine qui nous conduisit tout droit vers Paris.
Enfin nous y étions ! 
Devant nous, la Seine, ce majestueux fleuve bourguignon étalait son cours sur les flancs de l'église Notre-Dame. Quel spectacle !
Tout Paris était là, devant nous. 
Il ne restait plus qu'à la conquérir ! 
Ce que nous fîmes aussitôt... symboliquement bien sûr (car la politique est d'abord affaire de symbole) en posant vigoureusement un autocollant rutilant, et bientôt les armes de la Bourgogne Libre dominaient le panorama parisien : 


Paris était à nous !
Paris était Bourguignon !
Ces photos en attestent !
Mais nous ne comptions pas nous arrêter en si bon chemin. 
Alexandre ne s'était pas contenté d'un autocollant pour envahir la Perse, nous voulions couvrir la capitale de nos couleurs. 
Nous poursuivîmes notre épopée vers un lieu plus symbolique encore : la Bastille.
Le lieu qui est à l'origine même de la fête nationale de la France. 
Quel symbole !
et même quel double symbole, car en son centre s'élève le génie de la Liberté.
Quel meilleur endroit pour poser les couleurs de la liberté bourguignonne ?


Après ce coup de force, c'est par le sommet que nous décidâmes d'attaquer Paris, et pour cela, nous montâmes jusqu'à son point le plus élevé : Montmartre.
Alors, devant le Sacré Coeur, et devant une foule de touristes éberlués par l'apparition soudaine de ces Bourguignons audacieux, nous apposâmes à nouveau nos couleurs qui cette fois, s'élevaient au-dessus de Paris tout entier !
Burgund Ubes Alles !




Enfin, pour parachever notre expédition avec l'éclat qui lui seillait, nous choisîmes d'attaquer le tout dernier symbole de l'orgueil de la France, à savoir son stade, à l'endroit-même où elle avait remporté la coupe du monde en 1998, si certains veulent bien faire l'effort de s'en rappeler.
Stade de France ?
Stade de Bourgogne oui, à en juger par les couleurs qui dominaient l'endroit !

 


Et c'est ainsi que Paris fut parée des couleurs de la Bourgogne, et ainsi, symboliquement ralliée à sa cause. 
Gageons qu'avant peu, cette intensive propagande finira par porter ses fruits et par rendre à la Bourgogne sa liberté, sa liberté chérie.

Vive la Bourgogne Libre !






BONUS
Le concours de miss Bourgogne Libre continue !

Tout le monde se souvient de la superbe poitrine qu'un jeune bourguignon libre - un rien salace - avait orné de nos couleurs. Cette photo avait littéralement enflammé la toile - non sans raisons.

Quel délicieux spectacle...

Et bien figurez-vous qu'une autre poitrine bourguignonne vient désormais lui faire concurrence ! 
Et non des moindres ! Galbée, charnue, affolante...
Je vous laisse savourer le spectacle :


De quoi faire baver plus d'un escargot...
 L'amour à la bourguignonne n'est-il pas la juste récompense des combattants de Bourgogne ?

Aussi crions-le, répétons-le, hurlons-le : Vive la Bourgogne Libre et vive les poitrines de Bourgogne !



Et surtout si vous souhaitez me faire parvenir vos propres photographies : n'hésitez pas !

vendredi 28 avril 2017

Bienvenue à Dijon

Un charmant tableau de la vie dijonnaise que je partage avec vous :

dimanche 5 février 2017

La Saint-Vincent à Mercurey !

Il n'est sans doute pas de fête plus bourguignonne que la Saint-Vincent tournante, cette grandiose bacchanale burgonde.
C'est la raison pour laquelle, cette année encore, le MLB était présent.
Et ça n'était pas triste !




Gloire à Saint Vincent !

mardi 6 décembre 2016

Le MLB à la reconquête de la Belgique

Moi, je ne pars jamais en vacances. Quand je voyage, je pars en croisade. J'ai toujours la foi de Bourgogne dans le cœur, mon étendard sur l'épaule, et bien sûr, mes autocollants dans les poches, prêt à répandre la bonne parole à travers l'Europe et à œuvrer pour la plus grande gloire de notre duché.

Ces derniers jours, je partis pour un pays particulièrement cher à nos cœur bourguignons : la Belgique. Tout le monde se souvient en effet que lorsque la Bourgogne était indépendante, la Belgique, comme les Pays Bas, faisaient partie de cet État. L'alliance entre la Belgique et la Bourgogne constitue sans conteste l'épine dorsale de l'équilibre européen, et nous ne saurions envisager de libérer la Bourgogne sans nous allier à nos cousins du Nord, les Belges.
Voilà pourquoi je me lançai dans une vaste campagne de propagande à travers tout le plat pays : de la Wallonie jusqu'au Nord de la Flandre.

Je lançai d'abord mon expédition à Liège. La Bourgogne n'y a pas laissé que de bons souvenirs puisque Charles le Téméraire avait fait pillé intégralement la ville avant de la brûler intégralement. Mais bah, ce n'était là que d'anciennes petites chamailleries, et il bien temps de nous réconcilier. C'est dans ce but que je posai notre bannière juste derrière la cathédrale. Gageons que les Liégeois seront sensibles à cette main tendue d'outre Quiévrain.



Après Liège, je me rendis à Gand. J'eus l'agréable surprise de constater que les Gantois semblaient regretter le bon vieux temps de la prospérité bourguignonne, puisqu'en pénétrant dans le beffroi je trouvai le blason de la Bourgogne orgueilleusement dessiné sur la cheminée principale.


Fiers Gantois ! Je me sentis aussitôt chez moi, dans cette bonne ville, demeurée fidèle à son passé.
Je posai donc dans ses rues un autocollant pour rappeler à ces Flamands que les Bourguignons, eux non plus, ne les avaient pas oublié. On le voit ici, tandis qu'au fond, dans le crépuscule, s'élève le clocher de  Saint-Bavon :



Je me rendis ensuite à Malines, une petite ville - d'ailleurs charmante - dont Charles le Téméraire voulut faire la capitale de la Flandre. Le palais de sa veuve, qui arbore elle aussi les couleurs de la Bourgogne - y est encore solidement debout. J'étais donc en terrain favorable, pour ne pas dire en terrain conquis. Pour hisser bien haut nos couleurs, je grimpai au sommet de la plus haute tour (celle de la cathédrale Saint-Rombaud) et y apposai notre glorieux autocollant. la croix de Saint-André dominait ainsi la Flandre, tant physiquement que symboliquement, avec un panache qui ne manquerait certainement pas de susciter l'enthousiasme des Flamands !



Enfin, je m'attaquai au plus gros du morceau : Bruxelles. La capitale du pays.
Là où Flamands et Wallons vivent ensemble.
Il me fallait frapper un grand coup !
Pour marquer durablement les esprits, et galvaniser d'un seul coup la Belgique toute entière, je décidai donc d'attaquer le cœur de la cité : la Grand Place de Bruxelles !
Malgré l'intense surveillance policière (les autorités belges étaient-elles au courant de ma présence), je me présentai dans les lieux de bon matin, et sur un lampadaire central, je collai témérairement la splendide croix de Saint André.
Admirez le résultat de cette opération : 



Lorsque je repassai, deux jours plus tard, j'eus le plaisir de vérifier qu'elle était toujours bien là, marquant symboliquement la présence de la Bourgogne Libre au centre même de la Belgique. 
Le message était clair et manifeste : la Belgique et la Bourgogne ne font qu'un ! 
Devant cette bannière placée au cœur du pays, personne ne pouvait plus le nier.  

Vive la Belgique et la Bourgogne libres !




Et voilà. Mon périple aurait pu s'arrêter là, et c'eut déjà été un véritable triomphe (n'ayons pas peur des mots). Puis une idée me piqua l'esprit.
La Grand Place, c'était déjà un grand coup. Mais n'y avait-il pas mieux à faire encore ? Un coup plus fort encore ?
Le Manneken Piss bien sûr !
Le monument le plus célèbre du plat pays.
Celui devant lesquels se ruent chaque jour des milliers de touristes.
L'envie me démangea. 
L'affaire présentait de nombreuses difficultés. La foule y est nombreuse, l'endroit est surveillé, les policiers aux aguets.

Je me présentai néanmoins sur les lieux. Une fois encore, de bon matin, par souci de discrétion. Malédiction ! Une horde de Japonais m'y attendait déjà. Impossible de passer inaperçu. Les caméras tournaient. La place était défendue.
Diantre !
Je m'apprêtai à rebrousser stratégiquement chemin, quand le visage de Charles m'apparut. "Que fais-tu de la témérité ?" semblait-il me demander. Notre duc avait raison, comme toujours.
Au diable l'hésitation !
En une seconde, je fis jaillir un autocollant de ma poche, à la barbe de la foule, je le collai devant le monument, le pris en photo et partis, avec l'air le plus naturel du monde.
J'avais frappé comme un éclair.
Et j'avais réussi !




Le Manneken Pis !
Le symbole même de la Belgique recouvert de notre glorieux blason !
Quelle victoire !

Deux jours plus tard, je repassai devant les lieux, et quelle ne fut pas ma surprise de constater que l'autocollant était encore bien là.
Chose étonnante, il avait néanmoins été placé dans un autre coin de la pancarte. Sans doute parce qu'il gênait la photographie. Ainsi, une personne très scrupuleuse avait pris soin de le décoller, et - plutôt que de le jeter - l'avait replacé délicatement.
Quelle gentillesse !
Je ne pus m'empêcher d'y voir une marque de sympathie de la part des autorités belges vis-à-vis de notre combat. Les Belges, de toute évidence, s'étaient ralliés à notre cause !

Quant à l'autocollant, il rencontra un triomphe inégalé.
Bientôt, je vis avec étonnement des foules s'amasser autour de lui pour le contempler et l'admirer :



Les Belges semblaient exulter. La joie se lisait sur les visages. Les rires fusaient.
"Mais oui, la Bourgogne, voici la solution à tous nos problèmes !"


Des hordes de jeunes filles se prenaient même en photo devant lui pour immortaliser cette rencontre :


J'avoue que je n'avais jamais espéré un tel succès.
Au train où vont les choses, gageons que les Belges réclameront sans tarder leur rattachement à la Bourgogne, et nous saurons alors les accueillir à bras ouverts.
Ce n'est plus qu'une question de temps.
L'histoire s'est mise en marche. 

Vive la Belgique et la Bourgogne libres !

dimanche 11 septembre 2016

La vengeance de Jean sans Peur

Le 10 septembre est un jour noir pour tous les Bourguignons. C'est un 10 septembre en effet, celui de l'année 1419, que Jean sans Peur fut lâchement assassiné par Tanneguy du Chastel, sur ordre du roi de France, au pont de Montereau.
On pourra nous reprocher d'être un tantinet rancunier, mais 597 ans plus tard, nous ne l'avons toujours pas digéré !
Voilà pourquoi, ce 10 septembre 2016, le MLB a décidé de venger notre seigneur Jean de Bourgogne en organisant une petite expédition à Montereau, aujourd'hui nommée Montereau-Fault-Yonne.



La ville n'a d'ailleurs jamais oublié ce tragique évènement, puisqu'une plaque commémorative y a été apposée sur le pont principal, sur lieux mêmes du crime :


C'est précisément à cet endroit que le MLB décida de frapper !
Au mépris de toutes les autorités, au nez de la foule, à la barbe de tous les Monterelais, les intrépides bourguignons libres ont osé apposer leurs couleurs sur cette plaque funeste !



Gloire leur soit rendue !
Quel symbole en effet, qu'à l'endroit même où Jean sans Peur a été assassiné, on puisse voir ses couleurs refleurir, et son combat poursuivi.
Jean sans Peur est vengé !
Voilà qui prouve à la France que si elle a fait tuer notre duc de Bourgogne, son combat est quant à lui plus vivant que jamais !
Vive Jean sans Peur et vive la Bourgogne Libre !