samedi 29 septembre 2007

L'histoire du château de Dijon

Pour accèder à la poste dijonnaise, place Grangier, cet hideux bâtiment arborant un coq ridicule, symbole d'une nation honnie, à l'architecture presque fascisante, il faut passer par la rue du château, ce qui ne manque pas de surprendre certaines personnes. Le nom de cette rue vient de ce qu'autrefois, sur la place, trônait un grand château. Sa construction commence en 1478 sur ordre du roi français, Louis XI. Celui-ci venait d'en finir avec son grand rival, Charles le Téméraire, qui avait passé sa vie à combattre les Français et à vouloir l'indépendance de la Bourgogne (combat que nous avons fait notre). De plus il avait envahi illégalement la Bourgogne qui aurait dû normalement rejoindre l'empire, conformément aux vues de Marie de Bourgogne, qui partageait la même haine de ces bouffeurs de grenouille. Aussi construisit-il ce sinistre bâtiment, afin d'y emprisonner et d'y torturer les Bourguignons trop réticents à obéir à leurs nouveaux maîtres. Combien de braves patriotes y ont-ils souffert le martyre ? Difficile à dire. Beaucoup trop sans doute. Plus tard, le chateau servit de jardin où l'on se promenait, le coeur néanmoins serré par les souvenirs effrayants qui hantaient le lieu. Au XIX° siècle, les patriotes dijonnais, profitant de son délabrement décident de le détruire et petit à petit abattent les murs de cette geôle, pour venger leurs ancêtres des ignominies françaises. Peu à peu les murs sont rasés. Quelques érudits tentent de protéger le bâtiment en le classant monument historique, mais en vain, le projet immobilier de la construction de la poste emporte tout sur son passage et achève le château déja fort endommagé.



Pour ma part, je considère cela comme une erreur. Certes je comprends que les Dijonnais étaient agacés par ce symbole de la domination française et de la soumission bourguignonne, comme les Parisiens l'étaient par la bastille. Mais cet acte est contre-productif, il aurait mieux valu laisser subsister ce château qui prouvait justement que la Bourgogne était occupée et non pas annexée, elle maintenait dans les coeurs le dégoût de la violence française.

Dijonnais, la prochaine fois que vous irez à la poste place Grangier, n'oubliez pas d'y hurler votre haine de Louis XI !


Reconstitution du château en 3D.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

"L'architecture presque fascisante"??
Comme tu y mets les formes, pfffffffff, pisse froid va!!!!!

Et pis, c'est quoi ce prétexte bidon pour le chateau, t'aurais préférez qu on ne l eut pas, détruit parce que t'aimes tout ce qui est vieux, c'est tout!!!!

Vercingetorix a dit…

Au contraire j'aime ce qui est moderne (mais guère ce qui est contemporain je l'avoue).

A mon avis la destruction de ce château aurait été beaucoup plus belle si elle avait été perpétrée le jour de l'indépendance, ça aurait eu un sens symbolique. Là c'est juste un gâchis architectural et politique.

Anonyme a dit…

Voilà un bon usage du verbe perpétrer, il y a au moins ça de bien... hé hé non je rigole, ton blog déchire mec!

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