lundi 3 janvier 2011

Le M.L.B. vous souhaite une bonne année 2011 !

Bonne année 2011 à tous les Bourguignons Libres !

Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour le retard avec lequel je vous présente mes voeux, mais il m'a bien fallu trois jours pour me remettre de mon réveillon bisontin. En abattant toute la forêt amazonienne, on aurait tout juste assez de bois pour faire une sculpture de ma gueule, et si on tannait tous les renards de nos forêts on ne poserait pas autant de peaux que j'en posais moi-même au cours de ces trois derniers jours.

Mais je présume que si vous avez réveillé bourguignonnement, vous comprenez très bien ce que je veux dire.

Et pour bien commencer l'année, rien de tel qu'un peu de Dufay (je vous ai mis une version différente de l'année dernière ce cette mirifique chanson dont il parait impossible de se lasser) :


samedi 25 décembre 2010

Joyeux Noël !

Ouch, mes chers amis, c'est l'estomac lourdement chargé d'un épais morceau d'époisse et le foie littéralement perforé par le Gevrey Chambertin que je vous souhaite à tous un excellent Noël 2010 !

Et à présent pour se remettre d'un tel festin rien de tel que d'écouter un bon vieil air traditionnel bourguignon, magistralement interprété à l'orgue, tandis qu'une jeune bourguignonne facilite ma digestion et m'aide à perdre un peu de poids et me délestant, à l'aide de ses doigts fins, de quelques centilitres superflus.

Un très joyeux Noël à vous !

HO ! HO ! HOOOOOOOooooooo !

mercredi 15 décembre 2010

La Bourgogne Libre à Londres

Après Semur-en-Auxois, après Dijon, après Auxonne, après Amsterdam et après Paris, c'est au tour de la ville de Londres de voir ses rues adopter les couleurs de la Bourgogne Libre.

Outre qu'il s'agit d'une action de propagande des plus efficaces, cette manœuvre spectaculaire nous fait renouer avec la traditionnelle alliance anglo-bourguignonne, qui nous permit jadis de jeter la France à terre. Etmême, pourquoi ne pas envisager, plus tard, de restituer le trône de France à la reine d'Angleterre ?. Après tout, ne partageons-nous pas, les Anglais et nous-mêmes le même mépris séculier pour tout polygone doté de 6 côtés, et donc de 6 sommets ?

C'est là l'œuvre d'un d'intrépide bourguignon (Pierre N. pour ne pas le nommer) que je tiens à saluer amicalement au passage, et qui sera récompensé le jour de la libération par un triomphe bourguignon (assez semblable au triomphe romain, sauf qu'au lieu de lever une main vide, il se pratique en levant un bon verre de vin rouge).

Mais trêve de bavardage, admirons plutôt cet audacieux coup de force, qui rend enfin réel le fameux film dont je vous parlais naguère : Passeport pour Pimlico.


Médusés à l'idée que l'alliance anglo-bourguignonne puisse un jour se reconstituer, de jeunes Anglais s'assoient pour reprendre leur souffle qu'une telle information coupa.


La ville le Londres, illuminée par l'éclat de la liberté bourguignonne.


L'horloge de Big Ben ne retarde jamais : il est l'heure de libérer la Bourgogne.



Prochain arrêt : la Bourgogne Libre !

Vive la Bourgogne libre dans le monde entier !

vendredi 19 novembre 2010

La Bourgogne radioactive

Je me trouvais pas plus tard que samedi dernier dans cette bonne vieille ville de Dijon, fortement occupé à rouler frénétiquement sous la table d'un bistrot. Tandis que je m'absorbais dans ce mouvement giratoire infra-tablatesque, deux personnages à l'allure étrange pénétrèrent dans l'établissement. Le premier d'entre eux portait un maillot blanc aux rayures bleus marines, il était coiffé d'un béret basque, arborait une baguette de pain sous les aisselles et sifflotait la Marseillaise. Quant à son comparse il portait un élégant costume trois pièces noir ornementé d'un noeud papillon, un chapeau melon était posé sur son crâne, et sous son nez poussait une épaisse moustache à travers laquelle il lançait régulièrement des "God Damn !" de désagrément. Ces deux individus s'attablèrent à côté de nous et commandèrent respectivement un verre d'eau minérale et une grande tasse de thé. Je reconnus tout de suite aux propriétés aquifères de leur breuvage que j'avais affaire à deux étrangers.


Je quittais le parquet que j'avais presque intégralement poncé par mes abondantes rotations pour m'asseoir à côté d'eux et entamer la conversation de la manière suivante :
"Bonjour messieurs. Je devine à vos manières que vous n'êtes pas de la région, d'où provenez-vous ?
_ Chui Français moi p'tite tête, j'viens d'Paname.
_ Et pouw mwâ, je souis un anglais gentilhomme.
_ Et bien messieurs, leur lançai-je affablement, soyez les bienvenus en Bourgogne ! Laissez-moi vous offrir un bon verre de vin pour célébrer notre rencontre.
_ Ah non merci, je n'bois jamais d'vin. C'est mauvais pour la santé, parait qu'on peut choper un cancer avec ce truc là. En plus c'est pas raisonnable !
_ Dou vin ?? Shocking ! dit l'anglais en trempant sa moutache dans sa tasse d'H²O bien chaude.
Je crus inutile de brusquer leurs moeurs si différentes des notres et c'est donc seul que j'entamais ma quatrième bouteille de vin rouge.
_ Mais dites moi messieurs, si vous n'aimez pas le vin, qu'est-ce qui vous amène dans ce pays ? Sont-ce les charmes légendaires des cuisses de nos indigènes ? Avouez-le filous, fis-je en clignant de l'oeil et en leur donnant de légers coups de coude persistants, on est venus s'offrir les plaisirs salaces de l'amour à la bourguignonne ! Cachotiers va !
_ Plait-il ? me demanda l'anglais interloqué.
_ Ah non t'y es pas du tout mon gars, on est là pour le boulot, on bosse à Salives, dans le centre d'expérimentation d'armes nucléaires."
Je fus si troublé par cette dernière information que je bus d'un seul trait mon litron de rouge. C'est alors qu'on me mit au courant de toute l'affaire. La France et l'Angleterre venaient de s'entendre pour créer un centre d'essai d'armes nucléaires situé à Salives, en Côte d'Or, à 45 kilomètres de Dijon. Ainsi donc, après l'Algérie et la Polynésie, c'est à nouveau dans un pays colonisé -la Bourgogne- que la France venait effectuer ses cochonneries thermo-nucléaires. Le gouvernement français avouait d'ailleurs sans se troubler nullement que ce centre de simulation atomique permettrait aux scientifiques français et britanniques de "modéliser les performances des ogives et des matières nucléaires" mises en oeuvre par les deux armées, afin d'assurer "la viabilité, la sûreté et la sécurité à long terme de nos arsenaux nucléaires".


Bienvenue en Bourgogne

J'étais au bord de la commotion cérébrale et il ne fallut pas moins qu'une cinquième bouteille de vin rouge pour commencer à reprendre mes esprits.
"_Messieurs, dis-je en tremblant d'effroi, je présume qu'il s'agit d'une plaisanterie. D'ailleurs les Bourguignons n'ont pas donné leur avis.
_ Si j'puis m'permettre mon p'tit gars, votre avis, et ben ça fait 533 ans qu'on s'en fiche pas mal. Faut savoir être raisonnable quoi !
_ Et pouis ça est oune gwande chance pouw la Bouwgogne. A great opportunity, comme on dit dans notwe home.
_ Une chance ? Vous rigolez ? En quoi c'est une chance de servir de cobaye à des armements nucléaires ?
_ Ca est oune twes gwande chance. Nous appowté des millions d'euwos d'investissement. Et de la modern technologie. Bôcu de scientifiques. Tout le monde va pawler de la Bouwgogne !
_ Ben ouais ! Grâce à nous la Bourgogne va devenir aussi célèbre dans le monde que Mururoa ou que Nagazaki !
Ces arguments me laissèrent pour le moins perplexe.
_ Mais n'y a-t'il un risque pour la santé ? m'enquis-je très interrogativement.
A peine avais-je finis de poser ma question que les deux ingénieurs se mirent à hurler littéralement de rire. Ils se convulsionnaient positivement d'hilarité.
"_ Ho ! Ho ! Ho ! Dangeweuw pour la santé, c'est two dwole s'esclaffa le britanique dont le fou rire dévoila une large rangée de dents bleues et vertes.
_ HA ! HA ! HA ! Dangereux pour la santé !". Le français se tenait le ventre des deux mains tant il rigolait, tandis que son troisième bras m'appliqua une vigoureuse tape dans le dos.
"_T'es impayable toi alors ! Non mais t'as entendu ça Smith ?
_ Ca est hilarant mon cher Durand.
_ Dangereux pour la santé ? Mais ce sont les obscurantistes qui disent ça. Chacun sait qu'une ogive thermo-nucléaire ne f'rait pas d'mal à une mouche.
_ Ca est bien dit, répondit l'oreille de l'anglais, au fond de laquelle se trouvait une petite bouche.
_ Bon ben c'est pas l'tout d'se fendre les cotes mais va falloir qu'on y aille. Ca serait pas raisonnable de rester trop longtemps.".
Les deux hommes me serrèrent chaleureusement la main, puis ils se dirigèrent vers la sortie en rampant sur la tentacule géante qui leur servait de jambes, laissant derrière eux une longue trainée de bave phosphorescente.

De toutes évidences, les arguments de ces gaillards étaient parvenus à convaincre la quasi-totalité de la classe politique bourguignonne, puisque Patriat, Sauvadet et le maire de Salives avaient accueilli la nouvelle avec le plus grand enthousiasme, mais de mon côté je ne pus m'empêcher de penser qu'en accueillant ce site, la Bourgogne était le dindon d'une farce un peu trop radioactive à mon goût.

Le nouvel emblême du Conseil Régional de Bourgogne ?

samedi 6 novembre 2010

Le twitter de Louis XI

Depuis près d'un mois, mon détestable rival -le répugnant Louis XI d'haïssable mémoire- s'amuse à tenir un twitter, ce blog des pauvres d'esprit. En voici l'adresse :

http://twitter.com/Louis_XI

Non pas que je tienne à vous recommander ce sinistre personnage, bien au contraire, nous ne saurions suffisamment en maudire le souvenir.
Non, si je vous conseille cette méprisable lecture, c'est que dans ses messages, Louis XI y fait bien voir toute la franchouillardise ignoble de son esprit étriqué. Il nous aide à comprendre la mentalité de nos envahisseurs, et par contraste, il fait ressortir les différences fondamentales qui existent avec l'esprit bourguignon. En un mot, ce twitter c'est en quelque sorte l'âme éternelle de la France condensée dans un outil de microblogage.
Bon courage à ses lecteurs bourguignons pour supporter cette pénible épreuve !

mardi 26 octobre 2010

Le grand retour des autocollants !

Nombreux sont ceux qui m'écrivent pour me demander comment, avec leurs propres moyens, ils pourraient contribuer aux progrès de la libération de la Bourgogne. Ô certes, j'ai bien conscience que nous n'avons pas tous le temps, ni les moyens de poser une banderole, de distribuer des tracts, de tagguer une mairie ou de plastiquer une gendarmerie. Voilà pourquoi nous relançons l'opération "Des autocollants pour une Bourgogne Libre" !
Le principe en est simple : vous nous écrivez et nous vous envoyons des autocollants. Naturellement les plus belles photos d'autocollants feront ici l'objet d'une publication.

Un autocollant c'est un moyen simple, efficace et rapide de signifier notre unanime volonté d'indépendance.

Poser un autocollant dans la rue c'est donner une bouffée d'air frais, une petite vapeur d'alcool à des centaines de passants sevrés par l'occupation, poser un autocollant sur sa boite aux lettres c'est déclarer l'indépendance de votre domicile, poser un autocollant sur sa voiture c'est faire comprendre à toutes les personnes du sexe opposé que l'on est un fervent pratiquant de l'amour à la bourguignonne, autant dire que c'est faire de son véhicule un véritable baisodrome ambulant.

Quand chacune des rues, des boites aux lettres et des automobiles de Bourgogne seront munies de leur autocollant alors nous serons définitivement libéré du joug exigu étroitement géométrique de l'hexagone.

Pour en disposer rien n'est plus simple, il vous suffit de me transmettre une adresse de livraison par email et je me charge de vous les envoyer. Le tout bien sûr, aux frais de la Bourgogne Libre !
N'hésitez plus !

Y a-t-il encore des lecteurs de ce site assez français ou assez minables pour ne pas disposer de leurs rutilants autocollants ?


Les autocollants de la Bourgogne Libre sont si beaux, que même le Mont Saint-Michel paraît fadasse à côté d'eux.

samedi 18 septembre 2010

Lettre ouverte à François Rebsamen

J'ai longtemps nourri à l'égard de monsieur François Rebsamen les sentiments les plus amicaux. D'abord parce que j'ai appris, au cours de mes pérégrinations noctambulesques dans les bistrots bourguignons, que dans sa jeunesse, François Rebsamen était ce qu'il est convenu d'appeler un fieffé ivrogne ! Plusieurs siroteurs d'éthyle de sa génération m'ont narré ses exploits de goulu suceur de goulot. Jadis le petit Rebsa (comme on le surnommait alors) passait le plus clair de son temps à écumer les bars, à visiter les rades, à arpenter les caboulots, à rouler sous les tables et à écorcher les renards. Son lever de coude était à ce que l'on dit, véritablement athlétique et faisait pâlir d'envie les poivrots les plus imbibés.

Ensuite, je ne pus m'empêcher d'éprouver pour lui une certaine admiration, lorsque je sus que, pendant la campagne présidentielle française de 2007, il avait eu des relations pour le moins rapprochés avec Ségolène R., alors candidate du parti socialiste. Par souci de discrétion je ne donnerai pas davantage de détails sur la nature de leur liaison ni ne révélerait la véritable identité de cette personne, par respect pour leur vie privée, mais sachez que la relation dont il est ici question dut provoquer quelques démangeaisons crâniennes à un certain François H., député cornard de la Corrèze. Un léger coup de coude et un clin d'oeil insistant de ma part devraient orienter les plus bornés d'entre vous vers la solution de ces sous-entendus, qui ne sont pas sans présenter quelque caractère graveleux.

François R. en compagnie de Ségolène R., le regard illuminé par le stupre

Bref, François Rebsamen avait fait honneur à la vieille gaillardise bourguignonne, et je ne l'en estimais que davantage.

Mais l'estime que je lui portais jusque là était toute personnelle, elle n'avait rien de politique. Or ce sont précisément les dernières décisions politiques de monsieur Rebsamen qui m'ont amené à réviser mon jugement sur sa personne, jusqu'à muer cette sympathie en une haine farouche et implacable.

La première de ces décisions fut celle d'exporter aux Etats Unis les pleurants du tombeau pour les exhiber devant un parterre de gras dévoreurs de hamburgers au ketchup. Pour nous cette décision relève du sacrilège, voire pire, de la violation de sépulture ! C'était considérer ces statues comme de simples ornements esthétiques en leur déniant tout caractère sacré et religieux. Or ces pleurants ont une fonction bien précise ! Ils servent à prier pour le salut de l'un des pères fondateurs de la Bourgogne. En amputant, fut-ce temporairement, la sépulture de notre révéré Jean sans Peur monsieur Rebsamen a sali sa mémoire et blessé la Bourgogne toute entière.

La seconde de ces décisions fut la création de la piscine olympique qui coûta la bagatelle de24 millions d'euros ! Tout ça pour quoi ? Pour une grande cuve remplie de ce liquide infâme dont je répugne à prononcer le nom, pour cet odieux mélange contre nature d'hydrogène (que nous abhorrons) et de dioxygène (sur lequel nous ne cracherons jamais assez !). N'y avait-il rien de plus urgent que de construire une grande flaque de flotte carrée ? Je vous le demande un peu, ce bassin, tout olympique soit-il, n'aurait-il pas pu être rempli d'un liquide autrement plus noble, comme le vin, par exemple ? Sans compter que cette piscine risque d'avoir des effets particulièrement néfastes pour la jeunesse bourguignonne. En incitant les jeunes à humecter leur organisme en le trempant dans une boisson chloré nous les détournons d'activités ô combien plus saines, comme l'oenologie, la dégustation de vin, la soulographie ou encore l'alcoolisme.

Voulons nous que nos enfants ressemblent au bareuzai ou bien à Johnny Wessmuller ?



Que d'eau ! Que d'eau, hélas !

Toutefois, malgré ces lourdes erreurs politiques, nous autres, membres du Mouvement de Libération de la Bourgogne, pas rancuniers pour deux sous, nous offrons à monsieur Rebsamen un moyen très simple de s'amender, en faisant d'une pierre deux coups. La solution pour effacer ces fautes est la suivante : baptiser la piscine olympique du nom de Jean sans Peur !

De quelque côté qu'on l'examine, cette solution ne présente que des avantage. D'abord on conviendra que "piscine olympique du grand Dijon" est un nom bien fade, bien commun et difficile à prononcer, et qu'en lui accolant le nom glorieux de Jean sans Peur, elle n'en présenterait un caractère que plus auguste et nous réussirions ainsi à mieux à l'intégrer dans le patrimoine bourguignon. Ce serait aussi un moyen pour monsieur Rebsamen de présenter ses excuses à Jean sans Peur. Après tout, il est injuste que cet illusre duc ne dispose pas d'un seul monument à son nom dans toute la ville de Dijon. En outre ce choix serait des plus logiques au regard de l'histoire. Souvenons nous que c'est au dessus du pont de Montereau que le 10 septembre 1419 Jean sans Peur fut assassiné, lardé de nombreux coups de couteau, avant que son corps ne chût dans la rivière. Une telle décision constituerait donc un vibrant hommage rendu au talent natatoire dont l'illustre duc fit preuve de façon post-mortem.

Et quelle leçon d'histoire pour tous les nageurs de la Côte d'Or !



Jean Sans Peur, coiffé de son ducal bonnet de bain

Nous espérons donc que monsieur Rebsamen saura prendre la décision que la logique même impose, et fondons nos espoirs sur le Bourguignon, qui nous le savons, sommeille en lui.

Vive la piscine Jean sans Peur !