jeudi 21 mai 2009
La prophétie
mercredi 13 mai 2009
Les Bourguignons contre la France
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mercredi 29 avril 2009
Propagande moderne (2)

dimanche 19 avril 2009
L'escargot, notre emblême !
L'escargot, ce fameux prince des mollusques, ce sublime empereur des gastéropodes.
Certes à première vue l'escargot peut paraitre un symbole peu flatteur, il est visqueux, gluant, rampant, d'une élégance extrêmement modérée et d'une rapidité qu'on ne saurait qualifier d'excessive.
Arborer un escargot en guise d'animal de compagnie ne vous vaudra qu'un universel mépris, et n'escomptez surtout aucune sorte de succès auprès de la gente féminine en lui exhibant votre sympathique compagnon à cornes, vous ne récolterez que l'expression de son dégout, parsemée de violentes imprécations contre ce qui sera considérée comme votre extravagance.
Du reste, en tant qu'animal de compagnie, il faut bien convenir que l'escargot présente un intérêt tout à fait relatif. Peu affectueux, dénué de toute forme de reconnaissance, ce n'est pas l'escargot qui vous permettra de meubler votre solitude. Préférez-lui un mammifère.
Rendons-nous à l'évidence, les escargots sont mal aimés.
Ils sont mal aimés car ils sont mal compris.
Car en réalité, pourvu qu'on s'y intéresse un peu, on s'aperçoit bien vite que l'escargot est un animal remarquable, sympathique, débonnaire, chaleureux, bourguignon en somme.Qu'a-t-il de bourguignon ?
Tout d'abord l'escargot est un voluptueux. Un hédoniste Un sybarite. Il aime les plaisirs et s'y livre avec passion. Le jour de la Création, lorsqu'Epiméthée fût chargé de donner des qualités à chaque espèce vivante il leur proposa plusieurs pairs de membres. Voyant que toutes les autres espèces terrestres se précipitaient sur ces grossiers attributs (certaines espèces allant jusqu'à s'en octroyer mille), l'escargot fit la finne bouche et dédaigna ces protubérances vulgaires qui font perdre au ventre toute sa noblesse. Il opta donc pour le plus raffiné de tous les modes de locomotion : la reptation salivaire.
Ceux qui se récrient contre cette méthode en la trouvant sale ou répugnante sont des sots. En réalité il n'existe rien de plus sensuel que de laisser son corps glisser lentement sur de la bave, surtout la sienne. C'est comme flotter sur un nuage, c'est un un pur abandon de soi dans la profondeur des sens, un mépris de la pesanteur, une caresse permanente. L'homme d'ailleurs ne s'y est pas trompé, puisqu' il a cherché à reproduire cette sensation par le biais des toboggans aquatiques. Mais leur trop grande célérité écoeurerait n'importe quel gastéropode digne de ce nom, qui, s'il était pourvu d'épaules, les hausserait avec mépris devant cette grossière imitation.
Aujourd'hui la sensualité de l'escargot n'est plus remise en question.
Son caractère de bon vivant ne s'exprime pas seulement dans ses moyens de transport, mais aussi dans son formidable apétit. Livrez une salade à un escargot et observez avec quelle voracité il dévore ce légume, alors vous ne douterez plus qu'il s'agit bien d'un de nos compatriotes.
L'escargot est un voluptueux mais c'est aussi un artiste. Il fabrique lui-même sa maison, en architecte consciencieux, et pour ce faire, n'a recours a aucun matériau extérieur à lui-même (ce qu'il jugerait éminemment trivial et indigne de lui), il ne se sert que de sa précieuse salive.
Enfin l'escargot est sans doute la créature vivante qui, après le bourguignon, a poussé le plus loin l'intensification de ses plaisirs sexuels. Homme, femme, , les escargots ne s'arrêtent pas à ce genre de détails, quand ils veulent foutre ils foutent, et leur coït est une orgie de bave, d'écume, de sperme et d'ovule en tous genres. Leurs corps entiers s'entremêlent et coulissent sur les flots de salive dont ils se recouvrent avec délectation. C'est un bain de salive,une inondation de foutre.
Oui, nous sommes fiers d'avoir cet animal pour emblême, cet ami de tous les plaisirs dont nous voulons imiter la sincère originalité.
Notre histoire est d'ailleurs étroitement liée à la sienne. La consommation des escargots remontent à l'époque romaine, mais dès cette époque la Bourgogne est réputée pour la saveur de sa faune. Au Moyen Age, à l'époque des ducs de Bourgogne, l'escargot devint un plat réservé à la noblesse. Les ducs s'en délectaient le plus souvent possible, ils organisaient même des chasses, avec chiens pour en capturer, le flair de ces canidés permettant de trouver les nids les plus dissimulés. Mais c'est surtout au XIX° siècle que la Bourgogne se fit connaître pour cette spécialité gastronomique qui était alors tombée dans l'oubli et que l'"escargot de Bourgogne" devint presque aussi fameux que notre vin.
Toutefois, bien qu'il fût apprécié culinairement, sa noblesse ne fût jamais entièrement reconnue, et je crois qu'aucun seigneur n'osa s'en servir en guise d'écusson. Allez savoir pourquoi.
Une fois de plus je me vois dans l'obligation de conclure mon article par un cri d'alarme. En effet l'authentique escargot de Bourgogne est en voie d'extinction, exterminé par les pesticides en tous genres, auxquels sont contraints d'avoir recours nos agriculteurs, étranglés par les contraintes productivistes de l'Europe et des grandes chaines de distribution.
"Pitié, épargnez-moi ! Je ne mérite pas de disparaître".
Ah bien sûr quand les mignons petits phoques aux grands yeux attendris se prennent de grands coups de piques dans le crâne, bien qu'ils ne soient nullement menacés, tout le monde s'émeut, les stars interviennent dans les médias et de pathétiques images sont lancés pour nous émouvoir. Mais qui se soucie de la disparition des escargots de Bourgogne ?
Personne !
C'est un scandale authentique qu'il faut dénoncer !
C'est la même différence de traitement pour la même injustice que celle dont nous souffrons par rapport aux Tibétains, c'est-à-dire que la justice est supplantée par l'exotisme, et seules les causes médiatiques sont désormais considérées comme légitimes.
Sauvons les escargots de Bourgogne !
NOTA : J'ai écrit dans cet article qu'aucun chevalier n'avait pris l'escargot pour écusson. Rien ne vient démentir cela, toutefois en lisant un ouvrage d'Emile Male, j'apprends que sur l'ancienne maison du Miroir à Dijon (aujourd'hui disparue mais dont la ville a conservé la mémoire) figurait un bas-relief représentant un chevalier fuyant devant un escargot, ce qui prouve que les Dijonnais ont eu très tôt conscience de la valeur de ce fier animal.
lundi 23 mars 2009
L'amour à la bourguignonne (2)
La lubricité des Bourguignons commence dès leur plus jeune âge, et leur précocité est à ce titre particulièrement remarquable : c'est à 6 ans que le jeune Charles le Téméraire foutit sa première donzelle, la jeune et charmante Catherine de France, de 12 ans à peine, et à qui il venait tout juste d'être marié. Mais Charles est un étalon bourguignon de tout premier ordre et la plupart d'entre eux (à commencer par votre serviteur) font seuls leur initiation à la sexualité par la pratique de la masturbation, génialement célébrée par l'un de nos plus grands poètes : Alexis Piron. C'est priapiquement que les adolescents bourguignons font jaillir le foutre de leurs vits encore glabres, par litres entiers. Les records de consommation de mouchoirs en papier en Bourgogne prouvent d'ailleurs qu'ils font partie des plus grands masturbateurs d'Europe (surtout quand on sait que, robustes, les Bourguignons sont peu sensibles aux rhumes et qu'ils utilisent de préférence des mouchoirs en tissu). Puis vient l'époque du collège, époque bénie où les jeunes filles en fleurs se font défleurer, commence alors pour le Bourguignon une longue période de rut ininterrompu, qui ne s'achève qu'à son décès. Quiconque a déjà travaillé dans un hospice en Bourgogne sait pertinemment que la la frénésie libidineuse de nos octogénaires n'a rien à envier aux plus jeunes d'entre nous.
Aaaahh.... Bourgogne !
Lamartine, le bande-mou des lettres bourguignonnes.
A quoi tient le formidable développement de cette lubricité des plus insatiable dans nos contrée ? Question ardue qui mériterait un approfondissement beaucoup plus poussé. Je me permets toutefois d'avancer l'hypothèse de trois facteurs explicatifs. Le premier est d'ordre historique : le long trajet entrepris par les Burgondes pour parvenir jusqu'ici se traduisit par une immense frustration sexuelle, qu'ils durent combler avec férocité lorsqu'ils atteignirent leur destination, et le souvenir de ces prouesses lascives resta dans les moeurs bourguignonnes (la France moins chanceuse fût envahie par les Francs dont la pusillanimité érotique faisait la risée du monde barbare). Cette explication n'est qu'à moitié satisfaisante car elle suppose que cette forme d'amour daterait des invasions barbares ce qui n'est pas le cas. On sait bien que ce n'est pas seulement dans un but stratégique que Vercingétorix installa ses armées à Alésia, mais aussi pour profiter des petites Mandubiennes, les plus savantes suceuses de la Gaule chevelue. La seconde hypothèse, bien plus probable, est d'ordre géographique. La France se compose d'immenses plaines, dont la monotonie et la platitude poussent naturellement au ramollissement du vit, mais aussi de hautes montagnes, qui, par leur turgescence et leur dureté rocheuse insufflent d'incurables complexes à tous les fouteurs, provoquant une impuissance sexuelle massive (toutes les femmes qui ont déjà couché avec un Suisse ou un Savoyard ne me contrediront certainement pas). La Bourgogne au contraire est formée de collines grasses, aux formes féminines, qui érotisent instinctivement les sens. De plus le châtaigner y pousse en abondance, et l'on sait combien l'odeur de sa fleur est proche de celle du sperme. Enfin dernière explication : on n'ignore pas qu'Eros et Dinoysos vont toujours de pair, et rien n'invite aux voluptés spermatiques comme le bon vin, toujours libéralement consommé par les gosiers de nos compatriotes, pour le plus grand plaisir des ovaires bourguignonnes.
Aphrodisiaques paysages de l'Auxois.
Qu'on se le dise, la révolution bourguignonne sera donc aussi une révolution sexuelle !
Le combat pour l'indépendance passe aussi par la promotion la plus active de l'amour à la bourguignonne, aujourd'hui gravement menacé par l'amour à la française, psychologique et sentimental, qui se répand sournoisement dans les moeurs, via la presse féminine notamment, dont l'idéologie est pernicieusement anti-érotique (encore que l'Yonne ait su ces dernières années opposer une résistance assez farouche à toutes formes de sentimentalisme).
Aussi c'est le sexe tendu et les cuisses écartées que nous marcherons vers notre libération !
vendredi 27 février 2009
Vers la réunification des deux Bourgogne
La nouvelle est tombée comme une bombe, presque aussi percutante qu'un missile shavite lancé sur Gazah.
Déjà notre boite aux lettres et même les commentaires de ce site sont submergés d'interrogations, chacun attend avec angoisse que le MLB se prononce enfin.
Aussi dite « de Bourgogne », la croix de saint André fait partie de l'héritage bourguignon légué à la Franche-Comté après la chute des ducs-comtes de Bourgogne. Lorsque les guerres du XVIIe siècle opposent la France et la Comté (alors dernière terre bourguignonne), cet emblème anti-français est fréquemment arboré par les patriotes comtois."
Si l'on avait suggéré à Jean sans Peur que Besançon n'était pas une ville bourguignonne il vous aurait projeté au visage son haleine avinée dans un tonitruant éclat de rire.
Déjà du temps des Burgondes nos deux régions n'en formaient qu'une, pourquoi voudriez-vous les séparer aujourd'hui ?Car finalement qui a séparé la Bourgogne de la Franche Comté ? Ce sont les français (et oui, eux-mêmes, encore et toujours eux ! Avez-vous remarqué la prodigieuse propention de ces gens là à se nicher derrière tous les sales coups ? Comme les mouches flairent le bran, les français savent toujours halener la scurrilité et s'y vautrer avec délectation). C'est Louis XI, qui, en envahissant la Bourgogne a donné le coup de scalpel qui sépara momentanément ces deux régions siamoises. Charles Quint plus tard voulut reprendre la Bourgogne, et la Franche Comté mena de rudes guerres pour y parvenir, hélas, l'histoire en décida autrement et ce fût Louis XIV qui annexa la Franche-Comté, en prenant grand soin de la séparer de la Bourgogne, c'est-à-dire d'éloigner la mèche de la poudre qui aurait pû lui sauter au visage.
Vive la Bourgogne ! Vive la Franche-Comté !
Vive la Bourgogne Libre !

samedi 14 février 2009
Propagande moderne !
Et non vous ne rêvez pas ! Les Bourguignons Libres les espéraient, les patriotes français angoissaient à cette idée, mais ils sont là : ce sont bien des autocollants de la Bourgogne Libre !
Cette fois le Mouvement de Libération de la Bourgogne passe à la vitesse supérieure dans la propagande. Les activistes qui ont déjà participé à des opérations de sabotage idéologique savent que le moment où l'on inscrit son message est toujours délicat car il peut vous faire pincer, avec un autocollant la propagande est rapide, sûre, efficace. Déjà, à l'heure ou j'écris ces lignes des dizaines d'autocollants ont été affichés à Dijon, Besancçon, Paris ou Semur, et ce n'est qu'un début. Une opération de plus grande envergure sera lancée la semaine prochaine à Dijon, aussi ouvrez l'oeil dans les rues, les facs et bien sûr les bars, vous pourrez tomber sur l'une de ces petites bombes qui vont faire grincer bien des dents et susciter bien des enthousiasmes.
L'objectif bien entendu c'est que ce slogan entre dans toutes les têtes, qu'il devienne une évidence aux yeux de tous les Bourguignons.
Voilà pourquoi vous pouvez vous associer à cette formidable entreprise.
Comment ?
Rien de plus simple, écrivez moi là :
charles_le_temeraire@hotmail.fr
Vous me donnez votre adresse et je vous enverrai gratuitement un échantillon d'autocollants.
Gratuitement ?
heh oui, c'est ça la Bourgogne Libre !
Une main sur le coeur et l'autre sur le foie.
En échange je vous demanderai de bien vouloir les coller dans les endroits les plus visibles possibles, et, si vous parvenez à atteindre des lieux hautement symboliques, à m'envoyer quelques photos. Mais vous pouvez tout aussi bien vous en servir pour décorer avantageusement votre automobile ou votre boite aux lettres !
Je m'engage solennellement à offrir une bouteille de Bourgogne à celui qui parviendrait à en coller sur l'Elysée ou l'Assemblée Nationale!
Vive la Bourgogne Libre ! La victoire est en marche !


