mercredi 26 février 2014

L'article du miroir

Voici enfin la mise en ligne de ma tribune parue dans Le Miroir, en faveur de la fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté. Puisse-t-elle être entendue !

L'article peut être consulté ici (avec en vis à vis, la tribune d'un opposant franc-comtois) :

ArticleMiroirMag

http://myreader.toile-libre.org/ArticleMiroirMag.pdf

 

Sinon, en voici la retranscription :


Enfin la Bourgogne va être réunifiée ! Enfin la situation politique des Bourguignons va redevenir normale ! Car c’est la réunion de la Bourgogne et de la Franche-Comté qui constitue la normalité, tandis que leur séparation n’est qu’une anomalie de l’Histoire. La Franche-Comté, c’est d’abord la comté de Bourgogne !

Pour bien le comprendre, il faut remonter le temps. A l’origine,  il y a les Burgondes, qui ont donné leur nom à ce peuple, et ont fondé son unité géographique. Puis, pendant tout le Moyen  Âge, l’empereur et le roi de France partagèrent la Bourgogne entre le duché et la comté. Malgré ce partage, les Bourguignons, eux, conservèrent leur unité culturelle et se battirent sans relâche pour être réunis. Rien de plus émouvant que les efforts constants de ce peuple pour reformer son unité… Jusqu’à ce qu’enfin, Philippe le Hardi, au XIV° siècle, parvint à devenir duc et comte de Bourgogne ! Alors les Bourguignons unis montrèrent à l’Europe ce que le mot grandeur signifie et fondèrent l’une des civilisations les plus fastueuses de l’Histoire ! 

Par la suite, quand le duché de Bourgogne fut annexé par la France, c’est sous la bannière de Bourgogne, à la croix de Saint-André, que les Comtois défendirent les valeurs bourguignonnes et tentèrent à plusieurs reprises de délivrer leurs frères.

Comtois et Duchois ont donc une seule et même histoire ! Tout les réunit : le passé, les mœurs, la culture. Ils partagent la même truculence, la même générosité bourrue, le même vorace appétit, le goût du faste, de la bombance et des amours légères ! Le comté doit se marier avec le vin de Beaune ! L’union des buveurs fait la force de l’ivresse ! Les perceurs de vin jaune sont faits pour trinquer avec les tourneurs de Saint Vincent, chanter d’une même voix, boire d’un même entrain, rouler sous une même table et poser les peaux d’un unique renard ! 

A présent, la politique nous offre une occasion unique de reformer cette unité tant désirée : saisissons-là !
Vive l’union de tous les Bourguignons !

jeudi 30 janvier 2014

Tribune dans le Miroir

Le journal Dijonnais Le Miroir publiera dans sa version papier du mois février une tribune de mon humble personne sur la fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté.
Ne manquez pas cette ébouriffante harangue, disponible chez votre marchand de journaux !

ADDENDUM :  Le journal paraît ce lundi 10 février !

jeudi 16 janvier 2014

Vers la fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté

C'est le grand débat du moment, celui qui agite toute la classe politique bourguignonne et franc-comtoise : les régions de Bourgogne et de Franche-Comté vont-elles fusionner ?

Les présidents des deux régions respectives s'y sont d'ores et déjà montrés favorables (Ici et ). Leurs interventions ont néanmoins été assez pauvres. Quand on les a interrogés sur l'histoire, ces tristes sires n'ont été capables que de bredouiller quelques mots sur l'université, sans même avoir l'air de savoir que ces deux régions avaient une histoire commune. Il est clair que pour eux, il ne s'agit guère plus que d'un tripatouillage administratif et qu'ils envisageraient tout aussi bien une fusion avec l'Auvergne ou la Lorraine s'ils y trouvaient le moyen de gagner quelques petits sous. Mais ce n'est pas parce qu'un projet est mal défendu qu'il ne faut pas le soutenir ! 

Fusionner le duché et le comté ! Ce serait enfin la réunion de tous les Bourguignons sous une même bannière ! La reformation de la Grande Bourgogne ! La résurrection de la Burgondie !
Car qu'est-ce que la Franche-comté sinon la Bourgogne ? La Franche-Comté, c'est la franche comté de Bourgogne et rien d'autre ! Depuis les Burgondes en passant par Otte-Guillaume, Philippe le Hardi ou par la résistance des francs-comtois sous la bannière de Bourgogne, toute l'histoire de ces deux régions n'est qu'un long et unique poème à deux voix. Semurois, Dijonnais, Bizontins,Vesouliens, nous sommes tous des joyeux enfants de la Bourgogne !

L'histoire est catégorique à ce sujet : Bourgogne et Franche Comté doivent être réunis

Bien sûr, cette réunion n'est pas sans poser un certain nombre de questions. Il y a d'abord la question de la capitale, même si chacun sait que ce sera évidemment Dijon (Besançon, capitale de la Bourgogne ? Avouez que ce serait grotesque !).

Le nom de la future région est discuté également. Il paraît évidemment plus simple de ne conserver que le nom de Bourgogne. Il est d'ailleurs étonnant que la Franche comté ait conservée ce nom alors qu'elle a été annexée par la monarchie française en 1678 et que les privilèges ont été abolis en 1789. La Franche Comté n'est plus une comté et elle n'est même plus franche ! Il serait temps pour elle de retrouver son ancien et splendide nom de Bourgogne.

Bien sûr il y a quelques différences culturelles qu'il faudra bien devoir supporter. Il est vrai que les Franc-comtois sont un peu aux Bourguignons ce que les chtis sont aux Français et que l'élégance ne devrait pas faire de progrès notable après cette réunion.

Dijon, future capitale de la grande Bourgogne
Et puis il y a la question politique. Les deux conseils régionaux  commencent déjà à se disputer pour savoir comment leurs compétences vont être réparties.... A ce problème, le Mouvement pour la Bourgogne Libre apporte la meilleure des solutions. En effet, plutôt que de fusionner les deux conseils régionaux, mieux vaudrait créer une institution toute neuve. Repartir de zéro. L'idée même de conseil régional pourrait passer à la trappe, parce qu'elle n'a jamais suscité le moindre intérêt chez les citoyens. Profitons de l'occasion pour la sucrer.
L'idéal serait donc de créer une nouvelle institution, avec un pouvoir exécutif plus fort. Les élections font valser les opinions et empêchent les actions énergiques au profit de basses négociations autour de compromis mesquins, on pourrait également les supprimer pour les remplacer par un pouvoir héréditaire par exemple. Enfin, pour donner plus de légitimité à ce pouvoir, l'idéel serait de le fonder sur le droit divin et de lui apporter l'onction papale. On pourrait aussi avantageusement remplacer l'écharpe des élus, qui manque singulièrement de panache, par un ornement plus rutilant, comme une couronne. Plutôt que le titre de conseiller régional, ou président du conseil, il faudrait trouver un titre plus glorieux, un nom qui, en latin, pourrait signifier chef... Comme duc par exemple !
Mais oui... un duché ! Voila au fond la seule et unique façon de donner tout son sens à cette réforme territoriale : reconstituer le duché de Bourgogne et voilà tout !

jeudi 2 janvier 2014

Bonne année 2014 !

Le mouvement de libération de la Bourgogne vous souhaite une excellente année 2014, en musique, comme il se doit :

mercredi 25 décembre 2013

Joyeux Noël à tous !

Le Mouvement de Libération de la Bourgogne vous souhaite à tous d'excellentes fêtes de Noël, joyeuses, fraternelles, et bien sûr, immodérément arrosées !

Et pour fêter  tout ça dans la bonne humeur, voici quelques photographies du Noël dijonnais de 1951 :


http://classiques.uqac.ca/classiques/levi_strauss_claude/pere_noel_supplicie/pere_noel_supplicie_texte.html





Joyeux Noël à vous !

jeudi 19 décembre 2013

La France contre le vin

C'est un nouveau rapport qui vient d'être rédigé et qui fait déjà grand bruit. Il a été rédigé par le puissant lobby de l'Anpaa, L'association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie, et bénéficie d'ores et déjà du soutien d'autres influentes associations, comme l'AFMRSTMEM (l'Association Française pour la Modération, le Raisonnable, la Sobriété, la Tiédeur, la Mitigation et l'Eau Minérale) et par l'ABCMT (l'Association des Briseurs de Couilles et des Malaxeurs de Testicules). Son but : combattre l'alcool, c'est-à-dire la joie de vivre !

D'après les rédacteurs de ce rapport, dirigés un dénommé Michel Reynayd, à qui l'on n'avait d'ailleurs rien demandé, le vin constituerait un véritable fléau, qui serait responsable d'innombrables excès, de débordements, d'immodération, d'ivresse et de grosses  murges en tous genres, autant de calamités qui constituent une grave atteinte à l'esprit de modération de la France, et avec lesquelles, elle a décidé d'en finir.

Et pour combattre le vin, ce rapport préconise la manière forte. Il ne propose rien de moins que d'interdire de faire l'éloge du vin sur internet (au nom de l'inique loi Evin !) - autant dire que ce serait rendre ce site parfaitement illégal- ou encore d'apposer des messages dissuasifs sur les bouteilles de vin, comme sur les paquets de cigarettes ! C'est-à-dire que ces insipides ingurgiteurs de monoxyde de dihydrogène veulent nous dé goûter de notre vin et nous infliger leurs sottes leçons de morale jusque sur nous bouteilles !


Une éthylophobie qui ne date pas d'aujourd'hui.

On voit bien que ce qui dessine, derrière ces manœuvres perverses : c'est la francisation définitive des esprits ! La dictature de la modération ! La tyrannie du cartésianisme ! Capucinade et eau minérale pour tout le monde ! Car certains osent même en parler ouvertement : la France envisagerait d'en finir définitivement avec le vin ! Son but est de devenir la plus sobre des nations, le plus raisonnable des pays, le peuple le plus blême et qui se couche le plus tôt au monde !

Vers un retour à la prohibition en France ?

Ce qu'on voit bien surtout, c'est que la France devient de plus en plus française, et qu'au fur et à mesure qu'elle dévoile la pâleur de son vrai visage, on s'aperçoit qu'il n'a rien à voir avec celui de la Bourgogne, souriant et couperosé.
Car la France peut bien penser que son problème, c'est l'alcoolisme, cela là regarde, et si elle veut vivre sans vin, grand bien lui fasse, mais qu'elle le fasse sans nous, qu’elle le garde pour elle son pays sans alcool, car nous autres Bourguignons, ce que nous voulons, c'est au contraire en boire le plus possible, ne causer que de pinard, ne vivre que dans l'ivresse !
Le vrai problème de la Bourgogne, ce n'est pas l'alcoolisme, c'est la sobriété ! Car les chiffres sont là, et ils sont alarmants : chaque année la consommation de litres de vin par habitant ne cesse de diminuer en Bourgogne, et au classement des régions les plus alcoolisées, celle-ci ne cesse de se faire damer le pion par la Bretagne ou même par le Sud-Ouest ! C'est là le vrai scandale auquel il faut remédier, en prenant au plus vite les mesures qui s'imposent : aides financières à la consommation d'alcool, promotion des cépages bourguignons, interdiction radicale de la sobriété, campagnes publiques d'incitation à la débauche et  initiation dès l'école primaire des jeunes bourguignons aux subtilités de l’œnologie et aux délices de la biture !
Autant de saines mesures, que seule une Bourgogne libre pourra adopter. Délivrons nous de la sobriété, libérons la Bourgogne  !

La Bourgogne libre est une bourgogne heureuse !

dimanche 1 décembre 2013

La Bourgogne Libre à l'assaut de la Suisse !

Il est bien loin le temps où l'idée de l'indépendance de la Bourgogne faisait sourire les incrédules et lever les épaules des imbéciles. Désormais c'est en tremblant de pétoche que les ennemis des Bourguignons évoque leur imminente libération. Aujourd'hui la chose est devenue évidente, la Bourgogne doit être indépendante, et l'idée est même si partagée que sa libération n'est plus à présent qu'une question de jours, voire de minutes (il est même très probable, au train où vont les choses que la Bourgogne sera déjà indépendante à l'heure où vous lirez ces lignes).

Les plus grandes instances politiques et militaires en sont désormais convaincues,  à commencer par l'armée suisse ! Car pour la Suisse la chose ne fait plus aucun doute. A la faveur de la crise économique, la France va bientôt se disloquer. Son empire va prendre fin et les peuples vont s'émanciper. Elle prévoit même qu'une région va prendre son indépendance à l'est et prendre le nom de Saônia. Derrière ce nom bizarre, c'est bien sûr la Bourgogne qu'il faut reconnaître, puisque son territoire comprend le duché et la comté de Bourgogne, et que Dijon est sa capitale.

C'est l'armée suisse qui la première, a admis officiellement à quel point l'indépendance lui paraissait imminente. Elle a même organisé cet été, des manœuvres militaires, en vue de se prémunir d'une nouvelle invasion bourguignonne !


La presse a d'ailleurs abondamment relaté la chose (ici ou   ). Le Figaro n'a d'ailleurs pas manqué d'évoquer la figure, d'habitude si proscrite, de Charles le Téméraire. 

L'armée suisse craint en effet que les Bourguignons, une fois devenus indépendants, ne cherchent à prendre leur revanche et à leur déclarer à nouveau la guerre. Ce n'est certes pas moi qui viendrai les rassurer à ce sujet !
Elle a même évoqué l'attaque de milices nommées "Brigades Libres de Dijon", derrière lesquelles chacun aura reconnu les intrépides membres du GALB (groupe armé de libération de la Bourgogne). 

Les préoccupations de l'armée suisse, dont le sérieux ne saurait être remis en cause, sont, je pense, assez éloquentes. A présent, il ne reste plus qu'à attendre que la crise s'aggrave encore un peu, et le chose paraît ensuite inéluctable : nous dirons adieu aux buveurs d'eau plate qui nous occupent et la Bourgogne sera enfin Libre !