mardi 20 janvier 2009
Juste un mot
charles_le_temeraire@hotmail.fr
J'en ai profité pour changer de pseudonyme, puisque vercingetorix@hotmail.fr était déjà occupé. Du reste je trouve plus cohérent de m'appeler Charles le Téméraire, et puis un vrai résistant doit savoir changer plusieurs fois de pseudonymes pour ne pas se faire repérer par l'occupant : Jean Moulin lui-même est bien passé de Rex à Max.
J'en profite également pour vous signaler la naissance d'un nouveau blog d'indépendantistes bourguignons, situés en Saone et Loire :
http://jeunebourgogne.hautetfort.com/
Bien sûr nous savons tous que la division est le fléau de tous les mouvements indépendantistes, mais gageons que nous aurons la sagesse d'éviter cet écueil.
lundi 12 janvier 2009
Un réveillon bien bourguignon !
Je ne sais pas vous, mais moi, chaque année c'est avec fébrilité que j'attends ce jour béni des alcooliques et des poivrauds (auxquels je me flatte de faire partie). Je ne connais guère de fêtes aussi joyeuses, conviviales, débridées et bon enfant que celle-ci.
Béni sois-tu Sylvestre, toi le plus bachique de tous les saints !
Cette année pourtant, cette fête tant prisée par mon cirrhotique petit foie, ne s'annonçait pas sous les des meilleurs auspices. Nous étions déjà à la mi-décembre et pas l'ombre d'une invitation ne m'était encore parvenue. L'idée de passer un 31 décembre seul et sobre me plongeait dans des abîmes de désolation.
Puis, finalement, un ami vint me proposer de l'accompagner à Berlin.
Ach Berlin !
Wunderbar !
Je ne vous cacherai pas combien j'aime cette ville, son architecture en ruines, ses rues immenses, sa lourdeur si massivement teutonne, ses bières à 50 centimes et ses kebabs à 2 euros...
C'est à Berlin même que je fis sans remords le définitif abandon de mon innocence en compagnie d'une jeune danoise qui eut aisément fait passer l'Etna pour le plus polaires des glaciers.
Ach ! Que de fougueux souvenirs me reviennent en mémoire et font glisser dans mon échine le plus ardent des frissons !
Aussi ce n'est pas sans enthousiasme que j'acceptai cette proposition qui me promettait le lot de soûlographie et de salacité dont j'ai fait les principaux objectifs de mon existence.
J'étais déjà en train de brosser ma vieille culotte de peau et de briquer mon casque à pointe pour me préparer à ce voyage (j'aime flatter les cultures locales quand je me rends dans un pays étranger, y compris les plus ridicules d'entre elles) quand un second ami me fit une contre-proposition pour le réveillon : passer le 31 décembre à Besançon.

Besançon !
Mirifique chef lieu de la Franche-Comté !
Sublime préfecture du Doubs !
Prodigieuse Babylone du département 25 !
Glorieuse cité bourguignonne qui maintint si longtemps au sommet de ses remparts la croix de Saint André, prenant le relais de l'âpre lutte de Charles le Téméraire contre les Français !
Berlin dès lors ne fût plus qu'un vaporeux souvenir. Adieu Beck, Wurt, choucroutes et svastikas !
Mon réveillon dès lors ne fût qu'un rêve. Nous passâmes la première partie de la soirée chez des amis qui inondèrent nos oesophages d'un torrent de boissons des plus capiteuses, puis nous allâmes en titubant dans les charmantes rues grises, comme marbrées, de la capitale du comté de Bourgogne.
Alors, au milieu de tous ces gens si gais, si affables, qui nous invitaient (ou chez qui nous nous invitions) à boire un verre, devant ces femmes avinées qui nous offraient si généreusement leurs lèvres où nous goûtions l'amour le soudain empire de ses frissons, dans ces instants de débauche généralisée, au sein de cette foule franche et généreuse, je n'hésite pas à dire que l'espace d'une soirée, je retrouvais enfin le souvenir si grisant de cette Bourgogne Libre qui forme le sens profond de notre combat.
La suite serait trop indécente pour être racontée dans ces lignes, qu'on sache seulement que la pratique ancestrale du piétinement abdominal n'a pas été abandonné par les femmes bisontines.
Ah Bisontines... Trois petits points ne sont pas de trop pour voiler toute votre délicieuse impudeur...
Enfin, tandis que le soleil commençait déjà à pointer le bout de ses rayons derrière les vertes collines du Jura, il nous fallut rentrer. Alors tandis que mon ami vomissait son rhum dans le canniveau et tandis que deux miens camarades me traînaient par les pieds le long des trottoirs de la ville, nous aperçumes un jeune franc-comtois, au teint hâlé, qui s'écriait, tout en faisant jongler son couteau d'une main à l'autre : "Je fais la nique à la France !" (il ne le dit pas exactement en ces termes mais le respect de la courtoisie m'oblige à modifier très légèrement ses paroles). Et par ses hurlements, ce jeune homme nous prouva bien que Besançon avait bien su conserver son esprit bourguignon et son âme frondeuse et insoumise à la France.
Voilà, on me pardonnera j'espère de n'avoir parlé que de moi dans ces lignes, mais il y a je crois dans cette petite anedcote un petit parfum de Bourgogne Libre que je voulais partager avec vous.
Très bonne année 2009 à tous les Bourguignons Libres !
jeudi 25 décembre 2008
Joyeux Noël à tous !
Je sais que je n'ai pas été très actif au cours de ces derniers jours mais malheureusement mon travail risque de me retenir encore tout le mois de janvier, toutefois si je trouve le temps je vous réserve une petite surprise pour les jours qui viennent.
En attendant en guise d'étrenne voici un petit texte de Bernard de la Monnoye, le plus grand écrivain en langue bourguignonne, sur lequel je ne m'étenderai pas car je dois aller dormir pour cuver tout le vin que j'ai ingurgité au cours de ce repas de Noël (Dieu quelle bombance ! Mon pauvre petit foie risque d'en porter longuement les séquelles, mais pour paraphraser Baudelaire je dirais : qu'est-ce que la douleur atroce d'une cirrhose mortelle pour quiconque a connu l'infinie jouissance d'une grosse cuitasse ?). Il s'agit d'un petit texte érotique qui est je crois inédit (du reste toute son oeuvre est presque introuvable aujourd'hui et les érudits comme moi en sont réduits à fouiner sur internet pour trouver ces quelques textes pourtant charmants et où l'on retrouve toute la Bourgogne) :
Lorsque vous vous levez mignonne
Je ne sais quoi dans ma personne
Voudrait parler en ce moment
Et s'il disait ce qu'il médite
Il vous dirait objet charmant :
"Vous vous levez je vous imite."
Ou encore :
Au jeune époux d'une jolie femme.
Tirsis, on vous croirait boiteux,
Vous n'allez plus que d'une fesse ;
Mais, cher ami, cette faiblesse
Ne doit pas vous rendre honteux :
Ainsi Jacob après la lutte,
Et ayant fait mainte culbute,
Allait, dit-on, tout de côté.
Cet accident n'a rien d'étrange :
Comme lui vous avez lutté
Toute la nuit avec un ange.
Cette énigme a beaucoup d'attraits :
Le fond en est obscur, et chacun s'imagine
Qu'on ne le saura pas si l'on ne le devine ,
Car l'auteur n'en parle jamais.
« Je lui fis cette réponse : »
ll ne le dit jamais... tout doux,
Son mystère nul ne le voit
Mais parfois on y passe ou on s'y noie
Car son secret tient dans un trou
Où Platon sut philosopher
Quand je m'y rends je fais boiter.
Et pour finir, de circonstance, l'un de ses fameux Noëls, ses textes les plus fameux :
Lucifar
N'a pas si gran clar
Qu'on panseroo.
El a si béte qu'ai croyoo
Que Dei varoo
An grant èproo (apprêl ) ;
Qu'ai poteroo
Et l'or et lai soo ;
Que le moindre roo ( rôti)
Qui vireroo (tournerait)
Su sé lochefroo ( lèchefrite )
Serô dé geleignôte dé boo.
dimanche 23 novembre 2008
Fermeture de l'usine Amora de Dijon
Oui car qu'est-ce que la moutarde sinon un parfait symbole de l'âme immortelle de la Bourgogne concentré en pot de 440 grammes ?
Souvenons-nous que c'est Philippe le Hardi lui-même qui érigea ce succulent condiment en l'emblème de la Bourgogne, en inscrivant sur sa bannière après une épuisante campagne militaire "moult me tarde", qui devint la devise de la ville. Tabourot des Accords y voit même l'origine du mot moutarde, mais naturellement il se trouve encore de séniles étymologistes français pour contester cette version (oh les fats). Mais devant les évidences les plus inébranlables même la mauvaise foi des lécheurs d'huîtres qui nous servent de voisins doit baisser pavillon et Jehan Millot écrivit au XIV° siècle : « Il n'est moustarde que à Dijon ».
Cet assaisonnement exquis fit le délice de tous nos ducs : qui n'a pas en mémoire le fameux banquet de Rouvres donné en 1336 par Eudes de Bourgogne où l'on se gava de moutarde pendant près de 20 heures (ah on savait rigoler à l'époque !) ?
Les rois de France eux-mêmes nous jalousaient ce séraphique nectar, Alexandre Dumas affirme d'ailleurs que Louis XI (ce gros tas de bran), ne partait jamais en campagne sans son pot de moutarde. Quant à Louis XIV, pour justifier sa pompeuse qualification de roi Soleil il aimait à s'enduire le corps de moutarde dijonnaise (comme on le comprend, est-il de plaisir plus délicat dans cette existence souvent ingrate ?).
La moutarde contient à elle seule tous les éléments essentiels de l'âme bourguignonne, elle est savoureuse, piquante, jaune, onctueuse, elle peut brûler les parois nasales (passion ô combien bourguignonne), elle est liée aux plaisirs de la table et contient du vin dans sa composition, ce qui la relie à nos deux plus grandes passions : l'alcool et la nourriture. On lui connait également des vertus médicinales avec ses propriétés digestives et antiseptiques, enfin les plus grands connaisseurs de cette sauce prodigieuse n'ignorent pas qu'elle constitue un lubrifiant d'une redoutable efficacité (ce n'est pas mon actuelle compagne qui me contredira hehe).
Tout ceci nous montre bien qu'avec la fermeture de l'usine Amora de Dijon, c'est avec l'âme bourguignonne que la France veut en finir. En coupant la fabrication de moutarde de ses racines dijonnaises c'est l'Histoire qu'on nie et c'est notre culture qu'on bafoue !

Or que vont faire les autorités face à cela ? l'Etat français compte-t-il agir ? HAHA ! Je n'hésite pas à affubler ceux qui se vautrent dans la fange d'une telle hypothèse du nom encore trop élogieux d'andouilles ineptes. Et François Rebsamen ? Il est trop occupé à défendre sa place dans un parti bien français et en pleine débandade. Du reste, voudrait-il agir qu'il n'en n'aurait pas les moyens.
Cette catastrophe qui va lourdement contribuer à la banalisation de la ville de Dijon ne pourrait se résoudre qu'à une condition, une seule : la Libération de la Bourgogne. Alors et seulement alors nous pourrions nationaliser cette usine, au nom de nos intérêts collectifs et de la défense de notre patrimoine.
Pour sauver la moutarde de Dijon : vive l'indépendance de la Bourgogne !
mardi 11 novembre 2008
Qui casse paye
Seulement, s'il est bien légitime de penser aux morts, qui se soucie des destructions symboliques engendrées par la guerre ?
Qui, en ce 11 novembre 2008, 90 ans après la fin de la 1ere Guerre Mondiale, a une pensée pour le poète pornographe Alexis Piron ?
Personne ?
Et bien si !
Moi !
Et je le fais savoir à Gordon Brown !
La preuve :

ps : Finalement après "your gesture" j'ai ajouté : "and all Burgundy too". J'espère que monsieur Brown y sera sensible.
Discover The Stranglers!
jeudi 30 octobre 2008
La presse est avec nous !
Non seulement ce sympathique journal nous témoigne sa solidarité, mais il a carrément repris le nom de notre mouvement à côté de son titre et diffuse donc chaque semaine un immense appel à la libération de notre pays, bouffé de liberté qui ne manquera pas de redonner espoir à des milliers d'opprimés.
A ces derniers je veux dire : courage mes amis, l'irrésistible accumulation de ces succès ne manquera pas de nous soulager bientôt d'un joug devenu étouffant.
jeudi 16 octobre 2008
Vive la crise
Heh oui c’est la crise !
Cette nouvelle n’aura étonné aucun des lecteurs de ce site puisque j’avais prévu cet évènement dès janvier 2008. Naturellement ces messieurs ventripotents de Wall Street, et leurs plats serviteurs du CAC40 n’ont pas cru bon d’écouter mes solennels avertissements, qu’ils s’en mordent les doigts à présent (doigts imbibés de la confiture de la honte, pour laquelle tout leur cher argent ne sera jamais assez abondant pour acheter suffisament de pots. Mais je crois qu’avec la crise, même cette confiture semble être en pénurie, puisqu ‘à ce jour, pas un seul milliardaire n’a eu la décence de se suicider, c’est à ce genre de détails qu’on voit que notre époque est aussi en pleine faillite morale).
Je ne sais pas vous, mais moi, cette crise économique me plonge dans des délires de jouissances, des ravissements d’extase, des délices de plaisir. Chaque jour c’est avec empressement que j’allume mon poste de radio et avec jubilation que j’apprends le dépôt de bilan d’une banque ou la fermeture d’une maison de crédits. Quelle bouffée de joie hier en apprenant que l’Islande toute entière était en faillite (à ce propos, pour ceux qui goûtent à Bjork, à la pêche à la baleine, aux fjords, à la cuisine innomable, à la solitude et à la neurasthénie, il y a en ce moment une bonne petite affaire à saisir, mais qu’ils fassent vite car je crois que la Russie est déjà sur le coup, du moins jusqu’à ce qu’elle s’effondre elle-même).
Quelques chiffons de papier qui ne serviront bientot plus qu'à se moucher (et encore : inconfortablement).
Oh ce n’est pas par sadisme que je me réjouis de la sorte, encore moins par désespoir histérique, il s’agit tout simplement de la joie immense du prophète qui voit ses prédictions s’accomplir, joie que ces messieurs les frères Leman ne gouteront sans doute jamais dans leur maniaque cécité.
Oui car cette crise est une chance inouie pour la Bourgogne (Divine surprise comme dirait un certain français un peu dur de la feuille). Il s’agit là d’une occasion historique qu’il ne faut pas manquer de saisir.
Oui, songeons-y ensemble un peu pour dissiper chez vous toute trace de perplexité.
Oui car après tout me direz-vous l’Islande ce n’est pas grand-chose (en toute franchise, avant son effondrement, j’ignorais jusqu’à l’existence d’une Bourse sur cette île, et d’ailleurs on se demande bien ce que des mangeurs de bébés phoques habitants sur la banquise peuvent bien foutre avec une Bourse, mais passons sur ces absurdités du monde moderne). Ce qu’il faut voir c’est que peu à peu cette crise va s’étendre dans toute l’Europe et que nous allons assister à l’écroulement de ce château de cartes qu’on appelle l’Occident. Sarkozy a beau pérorer avec son plan de 300 milliards d’euros, quand on sait qu’un seul Jérome Kerviel peut en engloutir 5 en quelques semaines, il ne faudra pas plus d’une journée pour que les requins aient dévoré son petit pécule. Du reste bientôt, ces 300 milliards seront à peine suffisant pour acheter une miche de pain, au train où va l’inflation (songez qu’à Paris, certaines terrasses de café n’hésistent pas à facturer près de 5 euros pour 25 malheureux centilitres de bière, quand les aliments de base atteignent ces tarifs prohibitifs il ne faut pas s’étonner si la bourse d’Islande s’écroule).

Lors des moments de crise, il est bon d'investir dans des valeurs sûres, dans les denrées indispensables à la survie (et qui permettent d'oublier ses problèmes en cas de faillite).
En quoi tout cela profite-t-il à la Bourgogne me demanderez-vous ?
Rien de plus simple (m’a-t-on déjà vu à cours de solutions ?) : dans quelques semaines nous pourrons racheter la Bourgogne à la France à très vil prix. Surendettée, la France sera trop heureuse de trouver là un moyen de trouver un peu d’argent.
Aussi préparez vos économies mes amis, bientôt nous allons acheter notre Liberté.
(Je sais que cela manque un peu de panache de se libérer par la simple signature d’un chèque, mais qu’importe, quand nous vivrons heureux dans notre petit ilot de prospérité nous aurons mille occasions de faire preuve de grandeur d’âmes vis-à-vis de nos voisins européens, fauchés par la misère la plus noire).
Alors Vive la crise, puisse-t-elle rapidement ruiner la France de façon définitive !



